Adepte de bondage, il blesse gravement sa compagne en incendiant les cordes qui l’entravent : L’homme reste en prison
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Un adepte des pratiques sadomasochistes accusé de « blessures involontaires » et de viols sur sa compagne lors d’un incident survenu dans un club libertin près de Nantes en 2020 reste en détention provisoire, suite à la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes.
Le mis en cause, David K., était engagé dans une relation de dominante/soumise avec sa compagne, caractérisée par des pratiques BDSM. Comme le relate Le Parisien, lors d’une séance où la victime était suspendue à des cordes et lui-même s’adonnait à un spectacle de feu, un grave incident s’est produit. Les cordes ont pris feu, et malgré les supplications de la plaignante, David K. a refusé d’éteindre les flammes, ce qui a entraîné des blessures importantes pour sa compagne.
La victime a ensuite porté plainte contre David K. qui, en plus des blessures involontaires, est également sous la menace de poursuites pour viols. Elle a décrit une relation tumultueuse, marquée par des séparations fréquentes et des violences physiques et psychologiques, y compris pendant les rapports sexuels, qui auraient dépassé les limites du cadre consenti dans leurs pratiques BDSM.
Lors de l’audience, David K. a nié toute punition en dehors des séances BDSM et a seulement admis lui avoir tiré les cheveux dans une voiture. Cependant, les juges d’instruction ont considéré que la victime avait été psychologiquement dépendante et soumise de manière excessive, allant au-delà du cadre convenu des pratiques sadomasochistes consenties. Par conséquent, le mis en examen sera jugé devant la cour criminelle départementale de Loire-Atlantique, et un appel contre cette décision sera examiné ultérieurement à Rennes.
Pendant son contrôle judiciaire, David K. avait été assigné à résidence, mais il ne s’était pas conformé aux mesures en ne répondant plus aux convocations de l’association chargée de son suivi. L’avocate générale a insisté sur le risque de pressions et a réclamé le maintien en détention, ce qui a été suivi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Ainsi, David K., qui n’avait été condamné qu’une seule fois auparavant pour abandon de famille, a été réincarcéré en février 2023 à la suite d’un mandat d’amener.
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