Scandale au centre PAIRS : Des éducateurs accusés d’avoir fourni de fausses attestations à des ex-détenus radicalisés
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLyon – Deux éducateurs employés par le centre PAIRS, une association mandatée par l’État pour suivre les ex-détenus radicalisés en fin de peine, ont été appréhendés par la Sûreté départementale du Rhône et placés en garde à vue à Lyon, a appris BFM Lyon ce jeudi.
Ces deux individus, salariés du centre PAIRS, sont accusés d’avoir remis à un ancien détenu, condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroristes, de fausses attestations afin de faire croire qu’il respectait ses obligations de suivi.
Le centre PAIRS est géré par l’association SOS Groupe, chargée du suivi en milieu ouvert des personnes radicalisées. Actuellement, quatre centres de ce type sont implantés en France, à Lyon, Lille, Marseille et Paris.
Une enquête préliminaire en cours
Ce dispositif, financé par l’État et mis en place il y a quelques années en collaboration avec l’administration pénitentiaire, vise à prendre en charge et accompagner, en dehors de la prison, des individus impliqués dans des affaires de terrorisme, souvent pour association de malfaiteurs terroristes ou signalés comme radicalisés.
Les interpellations menées à Lyon s’inscrivent dans le cadre d’une enquête préliminaire pour des faits de faux usage de faux et de non-respect du secret professionnel visant ces deux salariés. Le centre lyonnais a également fait l’objet d’une perquisition dans le cadre de cette enquête.
Le parquet de Lyon a ouvert une autre enquête afin de déterminer si d’autres personnes suivies ont pu bénéficier de complaisances dans leur suivi.
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