La tentative de meurtre par étranglement sur un surveillant pénitentiaire requalifiée en violences sur personne dépositaire de l’autorité publique
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Mercredi, une audience s’est tenue au tribunal pour examiner le cas troublant d’une tentative de meurtre par étranglement perpétrée par un détenu contre un agent pénitentiaire le 25 mai 2023 à l’intérieur du Centre Pénitentiaire de Toulouse. Cependant, le verdict a révélé une requalification de l’infraction en violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours, soit une période de 3 jours seulement.
La requalification de l’infraction a suscité une grande déception parmi les représentants du syndicat FO Justice présents au tribunal. Ils ont exprimé leur mécontentement face à cette décision, d’autant plus lorsque la présidente du Tribunal de Grande Instance a exposé la reconstitution des faits, soulignant que l’agent avait été libéré de son étranglement qu’au bout de 19 secondes.
L’avocat de la défense, représentant le Cabinet Mercier, a plaidé avec conviction, soulignant que si l’incident s’était produit à un autre moment de la journée, peut-être que l’agent ne serait pas présent aujourd’hui. À plusieurs reprises, l’avocat a affirmé que l’agent avait pensé qu’il allait mourir, décrivant ces 19 secondes comme une éternité dans une situation aussi éprouvante.
L’avocat de la défense a demandé une peine à la mesure de la gravité des faits, ainsi qu’un renvoi aux intérêts civils pour les dommages et intérêts. Il a souligné à juste titre que l’agent souffrait encore de séquelles, notamment des problèmes de sommeil, des douleurs au poignet, et un impact psychologique et moral considérable. Par la suite, la procureure a pris la parole et a réclamé une peine de 3 ans de prison ferme, avec maintien en détention pour le détenu agresseur.
Après délibération, la présidente a prononcé le verdict tant attendu : 3 ans de prison ferme, avec maintien en détention. De plus, une avance de 2000 euros sur les frais a été accordée. La question des intérêts civils a été renvoyée au 5 juin 2024, afin de permettre une évaluation approfondie des dommages subis par l’agent.
Cette décision judiciaire marque une étape importante dans la recherche de justice pour l’agent victime de cette tentative de meurtre. Cependant, les répercussions physiques et psychologiques qu’il endure soulignent la nécessité de mesures supplémentaires pour assurer sa guérison et sa réintégration.
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