đ«đ· Prisons: Le conseil constitutionnel prive lâadministration pĂ©nitentiaire dâune arme hautement dissuasive
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Le Conseil constitutionnel a invalidĂ© lâarticle dâune ordonnance de 1958 que lâadministration pĂ©nitentiaire utilise comme arme anti-grĂšve.
Sâappuyant sur lâordonnance de 1958, le directeur de lâadministration des prisons, en accord avec la chancellerie, avait prononcĂ© prĂšs de 2 000 mises Ă pied temporaires avec retenue sur salaire, assorties ou non du sursis, considĂ©rant quâil sâagissait lĂ dâune « cessation concertĂ©e du service ». La dĂ©cision du conseil constitutionnel intervient Ă compter du jour oĂč elle est rendue et sâapplique Ă toutes les affaires non jugĂ©es Ă cette date. Elle nâest pas rĂ©troactive, comme le souhaitait le syndicat majoritaire de la pĂ©nitentiaire Force ouvriĂšre Ă lâorigine de ce combat contre lâadministration. Les sanctions dĂ©jĂ prononcĂ©es ne seront pas annulĂ©es.
Dans le journal Le Point, Emmanuel Baudin le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de Force ouvriĂšre pĂ©nitentiaire  insiste « Pour autant, cette dĂ©cision prive lâadministration dâune arme dont elle ne sâĂ©tait pas privĂ©e de faire usage, comme on lâa encore vu rĂ©cemment aprĂšs lâattaque au couteau de deux surveillants par un dĂ©tenu radicalisĂ© Ă CondĂ©-sur-Sarthe le 5 mars dernier » et dâajouter, cette dĂ©cision « peut aussi intĂ©resser (ses) collĂšgues de la police nationale ». « Avec cette disposition, lâadministration a pu sanctionner des collĂšgues rĂ©ellement malades, en burn-out ou victimes de stress justifiant un arrĂȘt. En 24 heures, elle Ă©tait parvenue ainsi Ă briser notre mouvement. Ă prĂ©sent, elle va devoir respecter les rĂšgles dâune procĂ©dure Ă la loyale, saisir un mĂ©decin-expert, entendre les observations des agents. Les suspensions arbitraires ne seront plus possibles ».
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