đ«đ· La TalaudiĂšre: Bagarre en prison : « Il faisait le âkingâ en promenade »
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Ils sont trois, en fait, Ă ĂȘtre jugĂ©s. Trois garçons dâune vingtaine dâannĂ©es, aux casiers judiciaires bien remplis. Ils sont tous incarcĂ©rĂ©s, et doivent rĂ©pondre de violences commises sur un autre dĂ©tenu, en mai dernier, Ă la maison dâarrĂȘt de La TalaudiĂšre.
Le prĂ©sident, FrĂ©dĂ©ric Paris, dĂ©taille les faits. « Jâai vu la vidĂ©o, câest une vraie scĂšne de violence. Lâhomme est Ă terre, frappĂ© Ă coups de pied et de poing. » Les trois prĂ©venus ont dĂ©jĂ pris des jours de quartier disciplinaire, ils doivent maintenant sâexpliquer devant le tribunal correctionnel.
Deux dâentre eux contestent. Lâun a simplement « voulu sĂ©parer » les personnes qui se battaient. Lâautre proteste. « Je ne sais mĂȘme pas pourquoi je suis lĂ . Ă peine le lendemain, ils mettaient la soi-disant victime dans ma cellule ! » Le troisiĂšme assume davantage : « Jâavais dĂ©jĂ eu des histoires avec lui. Ăa a commencĂ© dans le couloir. Il faisait le âkingâ dans la promenade. »
AndrĂ© Merle, procureur, dĂ©crit « la prison, les rapports de force qui se mettent en place. Et une victime qui ne dit rien parce quâelle nâa pas envie de se faire dĂ©monter le portrait une seconde fois. » Deux des prĂ©venus sont relaxĂ©s, le troisiĂšme est condamnĂ© Ă un mois ferme. Lâun des garçons a plus de vingt condamnations Ă son casier. « Il faut avoir du souffle pour le lire, regrette le juge. Et vous ĂȘtes nĂ© en 1995 ! » LâintĂ©ressĂ© ne cache mĂȘme pas un sourire. « Des erreurs de jeunesseâŠÂ »
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