đ«đ· Deux braqueurs violents libĂ©rĂ©s pour un problĂšme de procĂ©dureÂ
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleParce que la justice a trop tardĂ© Ă rĂ©pondre Ă leur appel, les deux braqueurs, condamnĂ©s Ă 22 et 15 ans de prison, ont Ă©tĂ© relĂąchĂ©s.Â
Deux hommes, condamnĂ©s aprĂšs plusieurs braquages commis en 2011, ont Ă©tĂ© mis en libertĂ© sous contrĂŽle judiciaire la semaine derniĂšre pour une question de procĂ©dure. Une de leurs anciennes victimes, un DrĂŽmois gĂ©rant dâun Super U, a peur et dĂ©nonce les dysfonctionnements de la justice.
La justice trop lente Ă rĂ©agir. CĂ©lik Zamoun et Nassim Chenouf avaient Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă de lourdes peines : 22 ans et 15 ans de prison. Leur sĂ©rie de braquages avaient en effet Ă©tĂ© commise avec beaucoup de violences. Ils avaient visĂ© en 2011 une quinzaine de grandes surfaces dans le Sud-Est de la France armĂ©s de kalachnikovs. AprĂšs avoir fait appel de leur condamnation, ils ont finalement Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s car la justice, qui a accumulĂ© trop de retards dans les dossiers Ă traiter, a mis trop de temps Ă rĂ©pondre. La rĂšgle, dans ces cas-lĂ , est en effet est de remettre en libertĂ© sous contrĂŽle judiciaire dans lâattente du jugement en appel, qui aura lieu dans le cas des deux braqueurs en fĂ©vrier prochain.
FrappĂ© et menacĂ©. Une de leurs anciennes victimes nâapprĂ©cie aucunement cette dĂ©cision. En dĂ©cembre 2011, les deux braqueurs sâen Ă©taient pris Ă son Super U, lourdement armĂ©s et masquĂ©s de cagoules. Ce gĂ©rant sâĂ©tait alors proposĂ© dâouvrir le coffre. Mais un de deux malfaiteurs sâĂ©tait quand mĂȘme pris Ă lui en le frappant en pleine poitrine et en lui posant le canon de son fusil sur la tempe. La victime sâen Ă©tait sortie avec trois cĂŽtes cassĂ©es et trois mois dâarrĂȘt de travail.
âMieux vaut ĂȘtre braqueur que victimeâ. Le traumatisme est aujourdâhui encore vivace. âSa famille, son entourage, dĂ©crit un homme repliĂ© sur lui-mĂȘme, qui est vraisemblablement atteint dâun stress post-traumatique, qui est plus mĂ©fiant, plus agressif, qui a des sautes dâhumeurâ, explique son avocat. Pour ce dernier, le gĂ©rant du Super U a dĂ©sormais besoin de ce procĂšs en appel pour âpouvoir tourner la pageâ. La victime, elle, dĂ©nonce une injustice : âje nâai pas encore touchĂ© un centime de dĂ©dommagementâ. âJâattends que la justice nomme un expert mĂ©dical pour Ă©valuer mon traumatisme. Les accusĂ©s, eux, ont eu droit Ă une dizaine dâexpertises pour leur procĂšs. En France, mieux vaut ĂȘtre braqueur que victimeâ, dĂ©plore-t-il.
Europe 1
à lire également
Séquestrations, enlÚvements, violences : pourquoi les propriétaires de cryptomonnaies sont de plus en plus ciblés en France
Qui est « Lucky » ? La police d’Amsterdam cherche Ă identifier cet homme sans nom qui a tout oubliĂ© aprĂšs un AVC
Un couple retrouvĂ© mort avec de graves blessures Ă l’arme blanche Ă son domicile de Troyes, la police saisie