đ«đ· Angers: Les Ăris taxĂ©s dâexcĂšs de zĂšle lors dâun procĂšsÂ
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleRadicalisĂ© fichĂ© S, le trentenaire demandait, jeudi aprĂšs-midi, en appel Ă rĂ©cupĂ©rer des affaires personnelles. Lâadministration pĂ©nitentiaire a sorti le grand jeu. Un peu trop.
Cagoules, fusils-mitrailleurs en main, les hommes des Ăquipes rĂ©gionales dâintervention et de sĂ©curitĂ©, le GIGN de lâadministration pĂ©nitentiaire, impressionnent Ă lâentrĂ©e de la salle dâaudience. Un peu trop, mĂȘme. Ils font le tri, demandent aux professionnels une carte et aux autres, dâaller voir ailleurs. Un excĂšs de zĂšle Ă©videntâ: lâaudience est pourtant publiqueâŠ
Dans la salle, un dangereux criminelâ? Juste David Pagerie, un peu plus de 30 ans, surinvesti dans un rigorisme religieux inquiĂ©tant, plus provocateur que virulent. Dâailleurs, il est jugĂ© en appel aprĂšs avoir Ă©tĂ© condamnĂ© pour ne pas avoir respectĂ© son assignation administrative Ă rĂ©sidence. «âJe rappelle quâil exĂ©cute six mois pour ĂȘtre allĂ© Ă la piscine Ă BeaucouzĂ©â», soupire son avocat, Me Sami Khankan.
Conteste-t-il sa peine de prisonâ? MĂȘme pas. Il veut juste rĂ©cupĂ©rer des affaires confisquĂ©esâ: deux tĂ©lĂ©phones portables, une carte sim, une tablette, deux livres, trois CD. «âUne restitution de tout, surtout les documents personnels, une lettre de PĂŽle emploiâŠâ», annonce lâintĂ©ressĂ©.
Lâavocate gĂ©nĂ©rale Carol Dugast en convientâ: «âJe vais vous demander de faire le tri.â» Pas question que le prĂ©venu rĂ©cupĂšre les moyens de communication «âsur lesquels ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es des images de dĂ©capitationâ». «âĂtant donnĂ© quâil a Ă©tĂ© relaxĂ©, je ne vois pas comment les objets peuvent rester saisisâ», sâĂ©tonne Me Khankan, en rĂ©fĂ©rence Ă la consultation habituelle de sites terroristes pour laquelle il nâa pas Ă©tĂ© condamnĂ©e.
Les dĂ©bats sâĂ©tendent sur un peu moins dâune demi-heure. La cour dâappel renvoie au novembre sa dĂ©cision. David Pagerie repart, bien encadrĂ©, au milieu de la cohorte dâagents armĂ©s jusquâaux dents, transportĂ© dans un convoi de trois voitures. Tout ça pour ça.
Ouest-France
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