đ«đ· Meaux : garde Ă vue prolongĂ©e pour les trois surveillants
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Nous avons confiance en nos collÚgues », confiait ce lundi un surveillant du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin. Ce lundi, en milieu de matinée, trois agents de cette prison ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Meaux. Leur garde à vue a été prolongée ce mardi.
Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte dĂ©but octobre aprĂšs quâun dĂ©tenu a accusĂ© ces trois surveillants de lâavoir violĂ© avec une matraque, dans le quartier disciplinaire oĂč il est placĂ©. Une source proche du dossier Ă©voquait la semaine derniĂšre une barre de sondage utilisĂ©e pour vĂ©rifier lâintĂ©gritĂ© des barreaux.
Matraque ou barre de sondage ? Les deux versions sont battues en brĂšche par un surveillant de Meaux-Chauconin : « La rĂšgle pĂ©nitentiaire nous interdit de porter des armes lĂ©tales, et notamment des matraques, que ce soit en mission interne ou externe. Quant aux barres de fer qui servent Ă sonder les barreaux des cellules, nous nâen avons pas au quartier disciplinaire ! » Les trois surveillants nient les faits qui leur sont reprochĂ©s. « Ils clament leur innocence », assure un de leurs collĂšgues.
Selon nos informations, lâun des trois agents placĂ©s en garde Ă vue est un gradĂ©, « un premier surveillant qui a vingt-cinq ans de maison ». Les deux autres, placĂ©s sous ses ordres, ont quelques annĂ©es de service. « Les collĂšgues qui sont affectĂ©s au quartier disciplinaire ont affaire Ă des dĂ©tenus souvent violents. Ils sont solides et particuliĂšrement calmes. Ces accusations sont ubuesques, on veut faire une deuxiĂšme affaire ThĂ©o (du nom de lâarrestation avec soupçon de viol dâun jeune homme Ă Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, en fĂ©vrier) », dĂ©nonce un surveillant pĂ©nitentiaire de Meaux-Chauconin.
Le parquet de Meaux et lâadministration pĂ©nitentiaire se refusent Ă donner la moindre information tant que lâenquĂȘte nâest pas terminĂ©e. Le dĂ©tenu a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dans une autre prison de la rĂ©gion parisienne.
Le Parisien
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