đ«đ· Cherbourg: une prison envahie par les punaises de lit obligĂ©e de transfĂ©rer ses dĂ©tenus
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleA Cherbourg (Manche), la maison dâarrĂȘt a Ă©tĂ© fortement touchĂ©e par une invasion de punaises de lit. Pour lutter contre ces insectes, qui ont fait leur apparition en fĂ©vrier 2017, la direction a Ă©tĂ© obligĂ©e de transfĂ©rer une grande partie des dĂ©tenus.
La prison de Cherbourg (Manche) nâavait pas Ă©tĂ© aussi vide depuis longtemps. Cet Ă©tĂ©, les effectifs, gĂ©nĂ©ralement autour de 70 dĂ©tenus, sont descendus, au plus bas, Ă 27 personnes. La faute Ă des punaises de lit, qui sâen sont prises aux occupants des cellules.
Des insectes sur les murs
Les premiĂšres morsures ont Ă©tĂ© constatĂ©es en fĂ©vrier 2017. Au mĂȘme moment, certains condamnĂ©s affirmaient voir des insectes descendre des murs la nuit. âPas mal de dĂ©tenus se plaignaient dâĂȘtre piquĂ©s pendant la nuit, raconte Arnaud Lelezec, surveillant pĂ©nitentiaire et dĂ©lĂ©guĂ© Ufap-Unsa. Nous avons montrĂ© au mĂ©decin qui a indiquĂ© que nous avions affaire Ă des punaises de litâ.
Une rapide prolifération
La direction a alors fait appel Ă une entreprise spĂ©cialisĂ©e, mais le mal Ă©tait dĂ©jĂ fait. âNous avons probablement minimisĂ© le problĂšme. Nous avons commencĂ© Ă prendre ça au sĂ©rieux quand ça a gagnĂ© la cellule voisineâ, indique le surveillant. En quelques jours, les parasites ont gagnĂ© du terrain. Ils ont prolifĂ©rĂ© au rythme des nombreux changements de cellules des dĂ©tenus, qui sont entre six et neuf par dortoir. Se glissant partout, ils se sont installĂ©s dans toute la maison dâarrĂȘt.
Des détenus transférés
Alors la direction a mis en place un protocole au dĂ©but de lâĂ©tĂ©. Celui-ci prĂ©voyait de vider lâĂ©tablissement, par moitiĂ©, afin de procĂ©der Ă un traitement radical: une entreprise spĂ©cialisĂ©e a tout dĂ©montĂ© dans les cellules, a appliquĂ© un produit, avant de tout aspirer. Un procĂ©dĂ© rĂ©pĂ©tĂ© deux fois.
Les dĂ©tenus ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s, par vagues, vers les prisons voisines, celles de Caen (Calvados) et CondĂ©-sur-Sarthe. âĂa a Ă©tĂ© une logistique Ă©norme, reconnaĂźt Arnaud Lelezec. Il a fallu jeter toutes les couvertures, les linges. Les familles avaient lâinterdiction de ramener de nouveaux vĂȘtements.â Quant aux surveillants, ils craignaient de ramener des punaises Ă leurs domiciles.Â
Ce vendredi 1er septembre 2017, six dĂ©tenus qui Ă©taient provisoirement installĂ©s ailleurs ont fait leur retour. La maison dâarrĂȘt devrait retrouver son rythme habituel dans les prochains jours. âĂa a permis de faire le clair dans la prison, de remettre des matelas et des draps neufsâ, juge le surveillant, qui pointe la vĂ©tustĂ© des locaux.
La manche libre
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