📰 L'actualitĂ© des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
Pénitentiaire

đŸ‡«đŸ‡· BĂ©ziers : des dĂ©tenus dĂ©noncent trafics et pressions qu’ils subissent en prison

·La rĂ©daction ⏱ 3 min
đŸ‡«đŸ‡· BĂ©ziers : des dĂ©tenus dĂ©noncent trafics et pressions qu’ils subissent en prison Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă  vos favoris sur Google

En plein dĂ©bat sur l’installation de tĂ©lĂ©phones dans les cellules, des dĂ©tenus de la prison du Gasquinoy Ă  BĂ©ziers expliquent qu’ils ne s’en serviront certainement pas. “Nous serons Ă©coutĂ©s ? Nous ne le voulons pas”, expliquaient-ils, sous couvert d’anonymat, la semaine derniĂšre, via des portables entrĂ©s illĂ©galement.Des nouvelles de derriĂšre les barreaux

Depuis le mois de juin, la rĂ©daction de Midi Libre est rĂ©guliĂšrement en contact avec des dĂ©tenus. De maniĂšre rĂ©currente, ces derniers donnent des nouvelles de ce qui se passe dans le huis clos carcĂ©ral. Depuis maintenant trois mois, ils dĂ©noncent l’organisation de trafics de drogue, au vu et au su des surveillants, prĂ©tendent-ils. Ils dĂ©noncent le “laisser-faire” des autoritĂ©s qui, selon eux, “ne peuvent pas ignorer” ce qui se passe.
“Nous ne pouvons pas refuser”
“On nous force Ă  rentrer la drogue, Ă  la passer d’un bĂątiment Ă  l’autre. Nous prenons des risques pour quelques petits caĂŻds et, si nous ne nous exĂ©cutons pas, nous sommes menacĂ©s, puis on se fait â€œĂ©clater”. Si on ne fait pas ce qu’ils veulent, on nous prend tout ce qu’on a. On est des toxicos alors ils en abusent. Quand il y a une fouille, c’est nous, les “mules”, qui trinquons. Nous ne pouvons pas refuser et nous avons peur.”
Des détails précis
Ces arguments sont souvent mis en avant par des prĂ©venus passant devant les tribunaux pour introduction de produits stupĂ©fiants via le parloir. Ils ne sont jamais pris en compte parce qu’aucun nom n’est jamais donnĂ© aux autoritĂ©s. On pourrait penser Ă  une manipulation de la part de dĂ©tenus qui sont parvenus Ă  trouver le contact de la rĂ©daction de Midi Libre. Mais, renseignements pris auprĂšs de certains surveillants, il s’avĂšre que les dĂ©tails donnĂ©s par tĂ©lĂ©phone sont extrĂȘmement prĂ©cis, les noms de ceux qui organiseraient les trafics aussi. Des dĂ©tails sur certains dĂ©tenus sont aussi livrĂ©s, sur les cellules qu’ils occupent. Bref, de quoi laisser entendre que ces dĂ©tenus ont peut-ĂȘtre vraiment peur de ce qui se passe derriĂšre les murs du Gasquinoy.
Un appel à l’aide
Ce sont ces mĂȘmes contacts qui, au mois de juillet dernier, avaient informĂ© du dĂ©cĂšs d’un dĂ©tenu espagnol qui venait d’arriver en maison d’arrĂȘt. La semaine derniĂšre ces dĂ©tenus ont renouvelĂ© leurs appels en expliquant : “Rien n’a bougĂ©. Aucune fouille n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Pourtant, l’administration pĂ©nitentiaire est au courant de ces informations et les dĂ©tenus prĂȘts Ă  se livrer. On a des noms Ă  donner. Ça doit bien intĂ©resser quelqu’un ou bien alors, on veut laisser les trafics se poursuivre dans la prison.” Les contacts attendent un signe fort de l’administration pĂ©nitentiaire.
Midi libre

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualitĂ©s PĂ©nitentiaire

À lire Ă©galement

đŸ›Ąïž Espace modĂ©rĂ© : chaque commentaire est validĂ© manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisĂ©s. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire