đ«đ· Pourquoi les ERIS sont intervenues sur lâaccident ?
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur Google1/Pour sĂ©curiser les lieux
Câest le directeur interrĂ©gional de lâadministration pĂ©nitentiaire, Alain JĂ©go, qui a dĂ©cidĂ© de dĂ©router trois fourgons dâERIS â soit onze hommes â pour quâils se rendent sur lâA21 jeudi matin. AprĂšs le carambolage impliquant un fourgon pĂ©nitentiaire, transportant six dĂ©tenus et trois fonctionnaires, il fallait trĂšs vite sĂ©curiser les lieux. Les prisonniers, en provenance de Longuenesse, devaient ĂȘtre transfĂ©rĂ©s Ă la maison dâarrĂȘt de Douai. CondamnĂ©s Ă des peines trĂšs courtes, ils ne suscitaient pas vraiment dâinquiĂ©tude. Les ERIS ne redoutaient donc pas la tentative dâĂ©vasion. « Mais ça reste tout de mĂȘme des personnes sous main de justice, nous nous devons de sĂ©curiser les lieux », explique-t-on au ministĂšre de la Justice.
Pourquoi venir cagoulĂ©s et armĂ©s si les dangers sont minimes ? « Nous sommes impliquĂ©s dans un accident, on ne connaĂźt pas encore les tenants et les aboutissants, on ne prend aucun risque et, surtout, peu importe lâintervention, les ERIS portent toujours le mĂȘme uniforme. »
2/Pour soutenir les surveillants pénitentiaires
Lâimportance du carambolage et lâĂ©cho mĂ©diatique exceptionnel ont Ă©galement motivĂ© la dĂ©cision du directeur interrĂ©gional. Les fonctionnaires pĂ©nitentiaires prĂ©sents dans le fourgon Ă©tant blessĂ©s, il fallait les remplacer dans leur mission.
Les ERIS â basĂ©es Ă Lille pour les Hauts-de-France â constituent une des seules forces de la pĂ©nitentiaire Ă pouvoir intervenir sur la voie publique. Ces agents spĂ©cialisĂ©s, mobilisables en permanence, 24 heures sur 24, 365 jours par an, Ă©taient donc les seuls Ă pouvoir aider au transfert des dĂ©tenus, soit vers lâhĂŽpital, soit vers la maison dâarrĂȘt de Douai.
« Le fait que les membres des ERIS soient tous des anciens surveillants permet un appui consĂ©quent », conçoit le ministĂšre de la Justice. « Ce sont des hommes formĂ©s et qui ont lâhabitude de travailler auprĂšs des dĂ©tenus. » Jeudi, ils sont restĂ©s auprĂšs des prisonniers blessĂ©s prĂšs de trois heures.
3/Pour nĂ©gocier sâil le fallait
La nĂ©gociation est au cĆur de la formation des ERIS. Chaque Ă©quipe est composĂ©e dâun mĂ©diateur. Le fait dâavoir une arme pĂšse psychologiquement mais « ils lâutilisent rarement ». Dans le secteur, les ERIS ont notamment rĂ©ussi Ă convaincre deux fois des dĂ©tenus qui avaient pris en otage des surveillants pĂ©nitentiaires au sein de la maison centrale de Vendin-le-Vieil. Ă chaque fois avec succĂšs et sans faire de blessĂ©s.

La voix du nord
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