📰 L'actualitĂ© des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
Pénitentiaire

đŸ‡«đŸ‡· BĂ©ziers : il insulte des surveillants et restera en prison jusqu’en 2022

·La rĂ©daction ⏱ 3 min
đŸ‡«đŸ‡· BĂ©ziers : il insulte des surveillants et restera en prison jusqu’en 2022 Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă  vos favoris sur Google

Le jeune homme a 25 ans. Il est incarcĂ©rĂ© Ă  la maison d’arrĂȘt du Gasquinoy jusqu’en 2021. Lors de l’audience du 14 juin, en comparution immĂ©diate, il avait demandĂ© un dĂ©lai afin de prĂ©parer son procĂšs. Il devait rĂ©pondre d’actes commis le 31 mai dernier. À trois surveillants pĂ©nitentiaires, qui se sont portĂ©s partie civile, il leur a lancĂ© : “Bande de fils de p
”, les a menacĂ©s de mort, mais aussi dĂ©tĂ©riorĂ© la porte d’une chambre du centre hospitalier de BĂ©ziers. Pour ces faits, le jeune homme est en rĂ©cidive.
Dix-sept condamnations depuis 2008
Ce jour-lĂ , il est conduit Ă  l’hĂŽpital pour y ĂȘtre soignĂ©. Victime de violences, il est placĂ© dans une chambre sĂ©curisĂ©e en attente de points de suture. C’est son impatience qui va le pousser Ă  l’invective et Ă  la violence. Il a reconnu avoir donnĂ© un coup de pied dans la porte qui aurait cĂ©dĂ© tout de suite. En revanche, ses propos n’étaient pas, selon lui, adressĂ©s aux gardiens, mais au fait qu’il avait extrĂȘmement mal.
Des excuses quand mĂȘme
À l’audience, il confirme ses dires : “D’abord, je me fais agresser en prison, puis j’ai attendu sept heures dans la salle d’attente pour qu’on me soigne. J’ai demandĂ© que l’on me desserre les menottes parce que mes mains avaient gonflĂ© Ă  cause de la chaleur et des blessures. J’ai pĂ©tĂ© les plombs dans la chambre. Je parlais seul, les surveillants Ă©taient Ă  l’extĂ©rieur. Je suis vraiment dĂ©solĂ© envers la porte et les gardiens.” La procĂ©dure pour son agression est en cours, mais son casier prĂ©sente 17 condamnations de 2008 Ă  aujourd’hui.
IncarcĂ©rĂ© depuis septembre 2015 Ă  Villeneuve-lĂšs-Maguelone, puis transfĂ©rĂ© Ă  BĂ©ziers, il s’excuse et dit “ĂȘtre rangĂ©â€. Cela ne suffit pas Ă  l’avocate des parties civiles : “Ses mots n’ont pas Ă©tĂ© chuchotĂ©s, mais criĂ©s Ă  l’ensemble des gens qui Ă©taient lĂ , eux aussi, pour des soins. Les surveillants Ă©taient directement visĂ©s.” Elle rĂ©clame 800 € pour le prĂ©judice de chacun et 500 € de frais. L’hĂŽpital, lui, demande 424,80 €, facture Ă  l’appui, pour la rĂ©fection de la porte.
Nouvelle colùre à l’audience
Le procureur Calvet note que la colĂšre de la victime serait due Ă  l’absence d’un certificat qui aurait attestĂ© d’une incompatibilitĂ© du prĂ©venu au quartier disciplinaire. Il requiert neuf mois de prison. La dĂ©fense assure : “Il a attendu sept heures, menottĂ© Ă  sa chaise, une main ouverte en sang, un tendon arrachĂ© au niveau du doigt. Il a craquĂ©. Il a donnĂ© un seul coup de pied, il a vocifĂ©rĂ©. On n’a peut-ĂȘtre pas les mĂȘmes rĂ©fĂ©rentiels. Lui, il a Ă©tĂ© placĂ© dans un foyer Ă  l’ñge de 6 ans en raison des maltraitances subies quotidiennement par son pĂšre. Les gardiens font leur travail, mais il faut aussi avoir de l’humanitĂ© face Ă  quelqu’un qui souffre.”
Le tribunal l’a condamnĂ© Ă  six mois de prison ferme avec maintien en dĂ©tention. Il devra verser 150 € Ă  chacun des trois gardiens et 500 € pour les trois correspondant aux frais de procĂ©dure. Il devra rembourser la porte. Mais il ne fera rien : “Six mois ! La vĂ©ritĂ©, je ne donnerais rien Ă  aucun surveillant. Sur la tĂȘte de ma mĂšre, je ne payerai rien du tout.”

Midi libre

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualitĂ©s PĂ©nitentiaire

À lire Ă©galement

đŸ›Ąïž Espace modĂ©rĂ© : chaque commentaire est validĂ© manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisĂ©s. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire