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đŸ‡«đŸ‡· « Vive Merah », Ă©crit le dĂ©tenu dans sa cellule

·La rĂ©daction ⏱ 3 min
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«Vive Merah. Le message est tout de mĂȘme trĂšs clair ! », martĂšle le procureur.
De l’autre cĂŽtĂ© de la barre, Alain M., 47 ans, est jugĂ© en comparution immĂ©diate par le tribunal correctionnel du Havre pour six dĂ©lits le 7 juillet. Notamment pour « apologie publique d’un acte de terrorisme ». Le dĂ©tenu, originaire de Mazamet (Tarn), est dans la dĂ©nĂ©gation. À son casier judiciaire, s’entassent des condamnations qui sont essentiellement relatives Ă  des outrages. Cela lui vaut une incarcĂ©ration.
D’abord au centre pĂ©nitentiaire d’Annoueullin. Dans le Nord, le 11 juillet 2016, il promet Ă  une surveillante qu’il va acheter un fusil. « Et dĂšs que je sors, sur le Coran, je vais baiser vos mĂšres et vos races. » L’homme n’a pas apprĂ©ciĂ© d’ĂȘtre « placĂ© en quartier disciplinaire en plein ramadan ».
Par la suite, Alain M. est transfĂ©rĂ© Ă  Rouen. « Mais ça ne s’est pas bien passĂ© », admet le prĂ©venu.
Il arrive ainsi au centre pĂ©nitentiaire de Saint-Aubin-Routot. Le 21 avril dernier, au lendemain de l’attentat sur les Champs-ÉlysĂ©es, il lance devant tĂ©moins : « J’espĂšre qu’ils continueront et qu’il y en aura d’autres ».
Une personnalité prépsychotique
Sur les murs de sa cellule, Alain M. a Ă©crit « Vive Merah », « Djihad ». Mais il promet que « ça n’a rien Ă  voir avec les attentats ». Il a sa version.
On le dĂ©noncerait parce qu’on lui en voudrait. « Je ne sors plus de ma cellule. Je suis dans ma bulle. On me menace. » Une surveillante l’accuse. « Sale pute, entre dans ma cellule et dĂ©shabille-toi », prononce le dĂ©tenu qui veut « baiser » et « Ă©gorger » la femme. Le 3 mai, il dĂ©rape encore. « Je vais vous buter, comme mes frĂšres musulmans. » Alain M. s’en prend au passage Ă  une vitre et Ă  l’interphone de sa cellule. Il n’avoue que les dĂ©gradations. « J’étais Ă©nervĂ©. »
Selon les surveillants pĂ©nitentiaires, le dĂ©tenu a « des comportements particuliers ». L’expert-psychiatre a retenu une personnalitĂ© prĂ©psychotique. « C’est-Ă -dire qu’il y a des moments oĂč vous n’ĂȘtes pas dans la rĂ©alitĂ© », prĂ©cise la prĂ©sidente.
Au fil de la procĂ©dure, Alain a Ă©voquĂ© un frĂšre assassinĂ©, avoir un temps vĂ©cu dans la rue, avoir traversĂ© l’Europe Ă  VTT. « C’est une personne en grande souffrance », rĂ©sume son avocate, Me ValĂ©rie Lebon-Kergaravat en reprenant ainsi des mots de l’expert.
Reconnu coupable de l’ensemble des dĂ©lits reprochĂ©s, le prĂ©venu est condamnĂ© six mois de prison ferme supplĂ©mentaires. Les juges y ajoutent un suivi sociojudiciaire de trois ans avec une obligation de suivre des soins. Alain M. ne bronche pas.

Paris normandie

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