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Unité ou affectation

PREJ (pôle de rattachement des extractions judiciaires)

Mis à jour le

Le PREJ, pôle de rattachement des extractions judiciaires, est une unité spécialisée chargée des extractions et transferts de personnes sous main de justice. Il s’agit d’une affectation au sein de différentes institutions, accessible à des personnels déjà en poste dans les forces de l’ordre ou l’administration pénitentiaire.

Le métier au quotidien

Le PREJ ne constitue pas un métier en tant que tel, mais une unité ou une affectation spécialisée. Ses missions portent sur la prise en charge, le déplacement et la présentation de personnes détenues ou retenues devant différentes autorités judiciaires ou administratives. Les agents affectés dans un PREJ sont issus de plusieurs institutions et appliquent les procédures et règles propres à leur corps d’origine, dans un cadre interinstitutionnel.

Les tâches concrètes varient selon l’administration d’appartenance : préparation et sécurisation des extractions, escortes, transferts entre établissements, coordination avec les juridictions et services d’enquête. Le quotidien est structuré par des contraintes horaires parfois décalées, une forte coordination logistique et le respect strict des règles de sécurité et de garde. Le port d’armes, le type d’uniforme ou les moyens utilisés dépendent du statut et des prérogatives de l’agent concerné, ainsi que de la doctrine de son institution.

Comment y accéder

On n’accède pas directement à un PREJ par un concours dédié. Il s’agit d’une affectation proposée à des personnels déjà recrutés et titularisés dans leur institution d’origine : forces de l’ordre ou administration pénitentiaire, notamment. Les conditions d’accès immédiates sont donc celles du corps ou du cadre d’emplois de base : diplôme, nationalité, casier judiciaire compatible, aptitude médicale et physique, telles que définies par chaque administration.

Le passage en PREJ intervient ensuite, en fonction des besoins de service et des procédures internes de mutation ou de sélection. Selon les structures, l’accès peut se faire sur appel à volontaires, avis hiérarchique ou mobilité encadrée. Il convient de se référer aux notes et circulaires de sa direction d’appartenance pour connaître les critères précis et les périodes d’ouverture des postes.

La formation

La formation des agents affectés dans un PREJ relève d’abord de leur formation initiale, suivie au moment de leur recrutement dans leur institution d’origine : école nationale de police, de gendarmerie, de l’administration pénitentiaire ou autre structure de formation spécialisée. Ils y acquièrent les bases juridiques, techniques et opérationnelles nécessaires à l’exercice général de leurs fonctions.

Une fois en poste dans un PREJ, les agents peuvent bénéficier, selon les pratiques de leur administration, de formations complémentaires liées aux extractions judiciaires : procédures spécifiques, sécurité des transferts, gestion des risques, coordination avec les juridictions. La durée, le contenu et le statut pendant ces formations (position administrative, indemnisation) dépendent des textes et référentiels de formation propres à chaque corps ou ministère, et ne sont pas uniformisés au niveau du PREJ lui-même.

Le salaire

Le PREJ n’ayant pas de statut autonome, il n’existe pas de grille de salaire spécifique à cette affectation. La rémunération des agents qui y sont affectés reste celle de leur corps et grade d’origine, calculée sur la base d’un traitement indiciaire, de primes et indemnités définis par chaque administration. Les montants dépendent donc du statut (fonctionnaire de police, militaire de la gendarmerie, personnel pénitentiaire, etc.), du grade détenu, de l’échelon et, le cas échéant, de la situation familiale et géographique.

Certains postes ou missions au sein d’un PREJ peuvent ouvrir droit à des régimes indemnitaires particuliers ou à des compensations liées aux contraintes horaires ou opérationnelles, dans les limites fixées par les textes en vigueur pour chaque corps. En l’absence de données chiffrées spécifiques au PREJ, il convient de se référer aux grilles indiciaires et dispositifs indemnitaires de l’institution d’appartenance de l’agent.

Les évolutions de carrière

La carrière des agents en PREJ suit les règles d’avancement de leur corps d’origine : progression d’échelon, promotion de grade, et, le cas échéant, accès à des corps supérieurs par concours interne ou examens professionnels. L’affectation en PREJ peut constituer une expérience valorisable dans un parcours professionnel, notamment pour des fonctions impliquant la sécurité des personnes sous main de justice, la gestion d’escortes ou la coordination interservices.

Les possibilités de mobilité dépendent des dispositifs de chaque administration : mutation vers d’autres unités, retours en service général, accès à des services spécialisés, directions interrégionales ou centrales. Les passerelles externes, par exemple vers d’autres forces ou vers l’administration pénitentiaire, restent encadrées par les procédures de détachement, intégration ou concours réservés, sans voie spécifique liée au seul passage par un PREJ.

Questions fréquentes

Le PREJ est-il un corps ou un grade à part entière ?

Non, le PREJ n’est ni un corps ni un grade autonome. Il s’agit d’une unité ou d’une affectation spécialisée qui regroupe des agents issus de plusieurs institutions. Chaque agent y conserve le statut, le grade et les règles de carrière de son administration d’origine.

Peut-on passer un concours pour entrer directement au PREJ ?

Il n’existe pas de concours spécifique pour intégrer un PREJ. Il faut d’abord réussir le concours ou le recrutement de son administration d’origine, puis, une fois en poste, candidater ou demander une affectation dans un PREJ selon les procédures internes. Les conditions précises varient d’une institution à l’autre.

Le fait de servir dans un PREJ change-t-il la rémunération ?

La base de la rémunération reste celle du corps et du grade d’origine, avec le même traitement indiciaire. Certaines contraintes liées aux missions d’extraction judiciaire peuvent toutefois ouvrir droit, selon les textes applicables, à des primes ou indemnités particulières. Ces éléments relèvent de la politique indemnitaire de chaque administration.

Travailler en PREJ empêche-t-il de revenir en unité classique ?

L’affectation en PREJ n’empêche pas, en principe, de demander ultérieurement une mutation vers d’autres services ou unités de son administration. Les possibilités concrètes de retour ou de mobilité dépendent des besoins en effectifs, des campagnes de mutation et des règles de gestion des ressources humaines propres à chaque corps.

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