Le PGHM de Chamonix agrandit ses locaux trop exigus du centre-ville pour une livraison complète en 2028
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Deux grues dominent le centre-ville de Chamonix-Mont-Blanc, rue de la Mollard. Le chantier d’agrandissement et de rénovation complète des locaux du Peloton de gendarmerie de haute montagne s’intensifie. Les travaux préparatoires sur les réseaux ont commencé à la fin de 2025, le chantier proprement dit en février 2026. Une première phase doit s’achever en février 2027. La livraison de tous les espaces est annoncée un an plus tard, au début de 2028.
Ces militaires interviennent dans le massif du Mont-Blanc. Ils occupent ces locaux depuis les années 1980. Le projet vise à agrandir et à refaire l’intégralité des espaces des secouristes, sans confondre ce site urbain avec d’autres installations de l’unité.
Un calendrier étalé jusqu’au début de 2028
Le Dauphiné Libéré décrit un site désormais marqué par l’arrivée des grues, signe d’une montée en régime après les réseaux. Le marché public a été lancé par le ministère de l’Intérieur. La consultation 2025-032 relance le marché 2024-049. Il s’agit d’une procédure formalisée en trois lots.
Les livraisons restent à venir. Février 2027 concerne une première phase. Le début de 2028 vise l’ensemble des espaces, dans un cadrage qui rapproche cette échéance des 70 ans du PGHM de Chamonix. Rien n’indique un achèvement immédiat ni une modification des délais de secours.
Des locaux trop étroits pour le quotidien des secouristes
Le Dauphiné Libéré dresse un tableau concret de la situation actuelle: peu de bureaux, vestiaires si petits que du matériel y est parfois entassé, salle de repos sous-dimensionnée. L’exiguïté pèse sur le travail, le rangement et le repos, dans une unité dont les militaires et ceux de la Section aérienne de gendarmerie de Chamonix-Mont-Blanc sont engagés quotidiennement dans des missions de secours, notamment sur les voies d’accès au mont Blanc, selon Gendinfo.
Le projet immobilier ne prétend pas changer les tactiques de montagne. Il vise d’abord des locaux adaptés à une présence continue en centre-ville, là où les familles, les journalistes et le public peuvent aussi se présenter après une opération.
Séparer les flux et rendre l’accueil accessible
Le document de consultation officiel indique que la réhabilitation et l’extension répondent à un besoin de séparation des flux entre familles, gendarmes, presse et public. Le projet prévoit aussi la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de la zone recevant du public.
Cette organisation immobilière a un sens opérationnel simple: protéger le travail des militaires, accueillir correctement les proches et le public, et éviter que tout se croise dans des espaces déjà saturés. Les unités de montagne cumulent d’ailleurs des besoins immobiliers et technologiques. En Ariège, le PGHM a récemment sollicité le renfort du Lifeseeker andorran pour rechercher un randonneur de 74 ans dans le secteur de Sentein, dans le Couserans.
À Chamonix, le signal du jour n’est donc pas un démarrage soudain mais l’intensification visible rue de la Mollard, avec un calendrier désormais documenté jusqu’au début de 2028.
Sources
https://www.ledauphine.com/economie/2026/09/13/un-peloton-de-gendarmerie-de-haute-montagne-modernise-pour-ses-70-ans
https://marches-publics.com/appel-offre/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/onnion/2282981
https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/terrain/immersion/2024/haute-savoie-le-secours-en-montagne-au-caeur-des-missions-de-la-gendarmerie
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