200 gendarmes mobilisés à La Hoguette, quatre militaires légèrement blessés et la sonorisation saisie
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur Google
Environ 200 gendarmes ont dispersé samedi après-midi une free-party non déclarée à La Hoguette, près de Falaise, dans le Calvados. Le rassemblement, installé dans un champ éloigné des habitations, avait rassemblé environ 300 personnes. Quatre militaires ont été légèrement blessés, quatre personnes ont été interpellées et le matériel de sonorisation a été saisi.
Le groupement départemental et deux escadrons de gendarmerie mobile formaient le gros du dispositif. Le SDIS du Calvados, le SAMU et des agents de sécurité civile étaient également sur place pour assurer le secours aux personnes.
Un rassemblement interdit dès la veille dans tout le Calvados
Les participants se sont installés dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026. Le rassemblement n’avait pas été déclaré. Il contrevenait à un arrêté préfectoral pris le 10 septembre, qui interdisait dans le département les free-parties, rave-parties, teknivals et le transport de matériel destiné à ces événements.
Avant l’intervention, la préfecture avait autorisé l’usage de drones dans le périmètre de la commune. Elle avait aussi annoncé le contrôle des accès et des véhicules, notamment concernant l’alcool et les stupéfiants.
La préfecture rappelait par ailleurs le cadre de la loi Ripost du 18 août 2026. L’organisation d’un rassemblement non déclaré peut aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. La participation devient interdite au-dessus de 250 personnes et peut être punie de six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Ces montants correspondent aux maxima légaux rappelés par l’autorité préfectorale, pas à des peines déjà prononcées.
Jets de projectiles et tirs de mortiers pendant la dispersion
La dispersion a eu lieu samedi après-midi. Pendant l’opération, des jets de projectiles et des tirs de mortiers ont visé les forces de l’ordre, a indiqué la préfecture, relayée par ICI Normandie. Les gendarmes ont notamment employé des moyens lacrymogènes.
Le bilan consolidé fait état de six personnes légèrement blessées, dont quatre gendarmes. Le niveau des blessures n’est pas plus grave que cela dans les éléments publics. Quatre personnes ont été interpellées. Aucune qualification pénale individuelle, garde à vue, mise en examen ou condamnation n’est établie à ce stade. Les personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence. Rien ne permet d’attribuer les violences à chacune d’entre elles.
Le matériel de sonorisation a été saisi pour mettre fin au rassemblement. Ce type d’évacuation n’est pas inédit: une évacuation de rave-party à Parnay s’était déjà traduite, en 2024, par des heurts entre teufeurs et gendarmes et par une saisie de matériel, dans une affaire distincte.
Un dispositif de 200 militaires pour environ 300 participants
L’ampleur du dispositif, environ 200 gendarmes face à quelque 300 participants, illustre le choix opérationnel retenu une fois le rassemblement installé. Le champ, privé et éloigné des habitations, limitait le voisinage immédiat, mais n’empêchait ni l’interdiction préfectorale ni l’intervention.
La chronologie reste courte: arrêté le 10 septembre, installation dans la nuit suivante, contrôles d’accès en journée, dispersion l’après-midi. Le bilan opérationnel (quatre gendarmes légèrement blessés, quatre interpellations, saisie de la sono) est celui publié au petit matin du 13 septembre par ICI Normandie.
Pour les forces de l’ordre, l’épisode confirme une séquence déjà connue: un rassemblement illégal, un renforcement mobile, des projectiles, puis l’arrêt de la musique par la saisie. Pour les organisateurs et les participants, le rappel préfectoral de la loi Ripost fixe un plafond pénal élevé, sans préjuger d’éventuelles suites individuelles.
Sources
https://www.ici.fr/normandie/calvados-14/la-hoguette/quelque-200-gendarmes-mobilises-des-affrontements-et-six-blesses-legers-la-free-party-pres-de-falaise-dispersee-8149463
https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/une-free-party-attire-300-personnes-en-normandie-la-prefecture-menace-de-sanctions-judiciaires-severes-2463828.html
À lire également
Un homme armé retranché après deux coups de feu sans blessé est interpellé à Semondans par gendarmes et GIGN
Des ascenseurs en panne plusieurs mois chez les gendarmes et leurs familles à la caserne de Maisons-Alfort
Tirs de mortier contre le bâtiment des familles de la gendarmerie de Delle, six jeunes hommes devant la justice