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La DGA publie une demande d’informations sur les drones de combat collaboratif

·Damien ⏱ 16 min
La DGA publie une demande d’informations sur les drones de combat collaboratif Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

La France s’apprête-t-elle à changer d’échelle dans la guerre aérienne de demain ? Une demande d’informations discrète, publiée par la Direction générale de l’armement (DGA), met le feu aux poudres dans l’écosystème défense : des drones de combat collaboratif — capables d’opérer aux côtés d’avions de chasse habités — sont désormais au cœur d’une accélération programmée. Découvrez comment un calendrier serré, une architecture ouverte et l’intégration poussée de l’IA pourraient rebattre les cartes, et pourquoi les industriels n’ont que quelques semaines pour se positionner.

Ce que vous devez savoir : derrière des spécifications techniques en apparence classiques (rayon d’action, charge utile, vitesse), se cache une philosophie nouvelle — plus modulaire, plus scalable, plus « humaine » aussi — conçue pour la haute intensité. La raison surprenante ? Il ne s’agit pas seulement d’ajouter des « ailiers automatisés » à nos chasseurs, mais de bâtir une masse crédible, reconfigurable et souveraine, en un temps record.

Pourquoi cette demande d’informations change la donne

La DGA vient d’ouvrir officiellement la phase d’exploration marché sur les drones de combat collaboratif (CCA, pour Combat Collaborative Aircraft). L’objectif : recueillir, auprès des industriels, des réponses techniques, opérationnelles et commerciales pour éclairer des choix capacitaires imminents. Ce n’est pas encore un appel d’offres ; c’est un thermomètre stratégique.

Dans les faits, cette DI (demande d’informations) ancre plusieurs priorités qui s’imposent désormais à l’Armée de l’Air & de l’Espace (AAE) :

  • Accroître la « masse » à coût maîtrisé pour les conflits de haute intensité.
  • Déployer des plateformes réutilisables, furtives « dans une certaine mesure », et armées.
  • Opérer en « collaboration » étroite avec des chasseurs habités ou des stations sol.
  • Intégrer rapidement de nouvelles capacités via une architecture ouverte et standardisée.

En toile de fond, un constat partagé par les états-majors occidentaux à la lumière des conflits récents : la supériorité aérienne se gagne par la combinaison vitesse d’adaptation + volume + connectivité. Les CCA deviennent le levier pour saturer, déborder, confondre des défenses adverses toujours plus denses.

Ce que la DGA attend des CCA : des critères clairs, un tempo inédit

La DI de la DGA précise des jalons et des caractéristiques qui en disent long sur l’ambition :

  • Délai de conception : environ 18 mois jusqu’au premier vol. Un défi industriel et d’ingénierie majeur.
  • Architecture ouverte, agnostique : pour accueillir rapidement de nouveaux capteurs, effets et logiciels, sans dépendre d’une plateforme unique.
  • Standardisation des interfaces et pièces : pour réduire les coûts, simplifier la maintenance et accélérer la production en série.
  • Autonomie élevée sous supervision d’un chasseur habité et/ou d’une station sol : l’humain reste dans la boucle décisionnelle via des ordres de haut niveau.
  • Connectivité : interopérabilité avec des liaisons existantes (par ex. L16), et potentiellement d’autres standards.
  • Performances visées : rayon d’action supérieur à 540 nautiques (~1 000 km), vitesse autour de Mach 0,8 à 35 000 pieds (~10 000 m), charge utile de 500 kg (capteurs et/ou armement).
  • Modularité : pour couvrir un spectre de missions allant de l’air-air au SEAD (Suppression of Enemy Air Defenses), en passant par la reconnaissance/ciblage, l’air-sol, l’air-surface et la guerre électronique.
  • Navalisation optionnelle : compatibilité envisageable avec porte-avions et porte-hélicoptères amphibies, selon besoins.

Question clé : peut-on vraiment concevoir, tester et industrialiser un tel système en un an et demi ? C’est précisément là que l’architecture ouverte et la standardisation deviennent des multiplicateurs de vitesse.

HypAIRion : le « moteur logiciel » pour alléger la charge cognitive

Au CEAM (Centre d’expertise aérienne militaire) de Mont-de-Marsan, le projet HypAIRion, soutenu par l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD), vise à développer et éprouver des briques IA destinées au combat collaboratif. Deux Mirage 2000D RMV seront mobilisés comme bancs d’essai, avec des expérimentations en vol prévues d’ici 2028 au plus tard.

Pourquoi est-ce décisif ? Parce que l’ère du combat multi-domaine fait exploser le volume des données, les pistes à corréler, les menaces à hiérarchiser. Les algorithmes d’aide à la décision et de gestion de mission doivent :

  • Fusionner des flux capteurs hétérogènes en une image tactique exploitable.
  • Prioriser les cibles selon des règles d’engagement prédéfinies.
  • Proposer des manœuvres de déception, de saturation ou d’évitement.
  • Réduire la charge cognitive du pilote et de l’officier systèmes, sans jamais court-circuiter l’autorité humaine.

Ce que vous devez savoir : ces IA ne sont pas là pour « remplacer » les équipages, mais pour leur permettre de commander des essaims de drones avec clarté, vélocité et sécurité. Un Mirage qui orchestre trois ou quatre « ailiers automatisés » ne peut le faire qu’avec une couche logicielle robuste, certifiable, et tolérante aux aléas du champ de bataille (brouillage, pertes de liaison, leurres).

De la théorie au tarmac : scénarios de missions concrètes

À quoi serviront ces CCA en situation réelle ? Voici des scénarios plausibles qui illustrent l’ambition opérationnelle :

1) Percer les défenses sol-air (SEAD/DEAD)

Un duo Rafale + CCA s’approche d’une bulle A2/AD. Les CCA, profil bas, emportent des brouilleurs actifs et des leurres remorqués, pendant que d’autres servent de « capteurs avancés » pour géolocaliser les radars. Un CCA armé délivre un effet cinétique ou un missile antiradar lorsque la fenêtre s’ouvre. Le Rafale supervise, sanctionne l’engagement et gère la désynchronisation face aux contre-mesures. Résultat recherché : ouvrir un corridor temporaire à moindre risque pour l’équipage humain.

2) Chasse collaborative air-air

Face à des menaces aériennes nombreuses, les CCA étendent le cône de détection, partagent des pistes via liaison sécurisée et, sur ordre, lancent une interception sur des vecteurs à forte signature. Avantage : multiplier les axes d’approche et compliquer la défense adverse sans exposer des pilotes.

3) Reconnaissance et ciblage en profondeur

Des CCA en configuration ISR (capteurs EO/IR, SAR, ESM) cartographient les positions adverses à 1 000 km, transmettent des coordonnées de haute précision et assurent une mise à jour temps réel de la situation tactique au profit d’un raid composite. Le tout, en s’adaptant aux fenêtres météo et aux impératifs de discrétion.

4) Effets de masse et saturation

Plusieurs CCA, « coût unitaire contenu », exécutent des missions coordonnées pour obliger l’adversaire à diluer ses feux et ses radars. La saturation n’est pas un luxe : c’est une fonction opérationnelle en soi, surtout face à des systèmes sol-air multicouches.

Architecture ouverte : la clé pour aller vite, loin, et moins cher

La DGA exige des interfaces standardisées et une architecture « agnostique ». Qu’est-ce que cela change concrètement ?

  • Intégration accélérée : un nouveau capteur SIGINT, un effecteur non cinétique, un module de brouillage ? On les « clipse » dans l’architecture sans redessiner l’avion.
  • Compétition par modules : les PME et ETI peuvent proposer des briques performantes sans maîtriser toute la plateforme. L’innovation devient plug-and-play.
  • Cycle incrémental : au lieu d’un grand saut quinquennal, des mises à jour en « boucle courte » alignées sur les besoins tactiques.
  • Coûts maîtrisés : mutualisation des composants, économies d’échelle, chaîne logistique rationalisée.

La standardisation n’est pas un carcan : c’est une rampe de lancement. Elle favorise la souveraineté (limite les verrous propriétaires non désirés) et la réversibilité (on change un module si la menace évolue), deux qualités critiques en période d’incertitude stratégique.

Commandement et contrôle : « ordres de haut niveau », humain décideur

Les CCA seront « supervisés » depuis un chasseur monoplace ou une station sol. Que recouvrent ces « ordres de haut niveau » ?

  • Assignation de missions (reconnaître, brouiller, fixer, frapper) plutôt que pilotage fin des trajectoires.
  • Paramétrage des règles d’engagement (ROE) et des limites d’autonomie tactique.
  • Réallocation dynamique des objectifs en fonction des pertes, brouillages, priorités.

En arrière-plan, la compatibilité avec des liaisons existantes (type L16) et, possiblement, des couches de communication add-on (liaisons discrètes, ondes millimétriques, relais mesh entre drones) sera déterminante pour survivre à la guerre électronique. Les industriels devront prouver que résilience, latence et cybersécurité sont au rendez-vous.

Haute intensité : la « masse » sans le coût d’un chasseur

Le chef d’état-major de l’AAE a posé le cadre : des plateformes réutilisables, furtives « à un certain niveau », armées, mais qui ne « coûtent pas le prix d’un avion de chasse ». Autrement dit, frapper là où le ratio coût/effet est le plus favorable.

Pourquoi c’est crucial ? Parce que la haute intensité exige de soutenir le rythme des opérations quand l’attrition augmente et que l’adversaire multiplie brouillages, drones kamikazes, missiles sol-air mobiles. Les CCA doivent offrir :

  • Un coût unitaire inférieur de plusieurs ordres de grandeur à un chasseur de 4,5e/5e génération.
  • Une disponibilité élevée, avec maintenance simplifiée et reconfiguration rapide.
  • La possibilité d’absorber les pertes sans perte de compétence humaine irremplaçable.

Ce que vous devez savoir : dans la compétition internationale (programmes loyal wingman, Skyborg, « remote carriers » européens, etc.), la France s’aligne sur une doctrine mixte où l’avion habité reste le cerveau, tandis que les CCA deviennent bras droit, éclaireur, bouclier et parfois épée.

Industrialiser en 18 mois : pari technique, pari filière

Un premier vol en environ 18 mois suppose de capitaliser sur :

  • Des briques déjà matures (cellules composites, propulsions éprouvées, calculateurs certifiables, logiciels temps réel).
  • Des outils de conception accélérée (jumeaux numériques, essais HIL/SIL, simulation mission/capteurs).
  • Une chaîne d’approvisionnement robuste (disponibilité des matériaux, composants électroniques durcis, cybersécurité du supply chain).
  • Une stratégie d’essais agile (campagnes itératives, incréments fonctionnels, seuils d’acceptation clairs).

La DI insiste aussi sur la capacité à produire en grande quantité. Concrètement : lignes d’assemblage modulaires, procédés reproductibles, contrôle qualité outillé, et un écosystème de sous-traitants aligné sur la cadence. Le défi est autant industriel que technologique.

Navalisation optionnelle : pourquoi c’est plus qu’un « nice to have »

La DI mentionne une possibilité d’emploi depuis porte-avions et porte-hélicoptères amphibies (PHA). Même « optionnelle », cette contrainte influence la conception :

  • Robustesse structurelle pour les cycles appontage/catapulte (selon le cas) et l’environnement salin.
  • Empreinte réduite (encombrement, pliage d’ailes) pour hangar et ascenseurs.
  • Interopérabilité pont d’envol (liaisons, sécurité, procédures).

Pourquoi c’est important ? Parce que la profondeur stratégique française est aussi maritime. Pouvoir projeter des CCA avec un groupe aéronaval ou depuis un PHA ouvre des combinaisons tactiques précieuses en zone littorale contestée.

IA embarquée : performance, certification, éthique

Les CCA « à haut niveau d’autonomie » posent un triple défi :

  • Technique : IA robuste aux données bruitées, aux pertes de capteurs, aux environnements dégradés.
  • Certification : fiabilité démontrable, comportements bornés, traçabilité des décisions.
  • Éthique et droit des conflits armés : l’humain demeure l’autorité pour l’emploi de la force, avec des garde-fous techniques et procéduraux.

Attendez-vous à voir émerger des « modes d’autonomie » configurables (navigation, évitement, brouillage, poursuite), activés ou bridés selon mandat et règles d’engagement. La clarté des interfaces homme-système sera un facteur de confiance décisif pour les équipages.

Interopérabilité et cybersécurité : l’invisible qui décide de tout

Opérer en réseau avec des chasseurs, des AWACS, des moyens sol et navals impose une hygiène numérique irréprochable :

  • Liaisons résilientes contre brouillage et déception (saute-fréquence, directionnalité, cryptographie robuste).
  • Durcissement cyber des calculateurs, bus internes et chaînes d’approvisionnement.
  • Gestion intelligente du spectre pour passer « sous les radars » électromagnétiques adverses.

Question rhétorique : à quoi sert un drone collaboratif si le lien qui le rattache à la mission est le maillon faible ? Les réponses industrielles seront évaluées autant sur la cellule et les capteurs que sur la sécurité des échanges et la gouvernance des données.

Doctrine, entraînement, facteur humain

Des CCA performants n’ont de sens que si la doctrine d’emploi suit. Cela suppose :

  • Des TTP (tactiques, techniques, procédures) ajustées à la supervision multi-plateformes.
  • Des simulateurs qui intègrent comportements IA, pertes de liaisons, brouillage, et le brouillard de guerre moderne.
  • Des cursus pour former des « mission commanders » capables d’orchestrer des essaims, avec des interfaces épurées et des aides à la décision fiables.

Sur une base aérienne, entre deux sorties d’essais, l’on perçoit déjà ce glissement d’échelle : au lieu d’un cockpit au centre de tout, un équipage penché sur une table tactile, schémas d’escorte, zones de non-frappe, bulles de brouillage en surimpression. Odeur de kérosène, bourdonnement des groupes électrogènes : le décor reste le même, mais la grammaire opérationnelle change.

De la DI au marché : calendrier, jalons, signaux faibles

Les industriels ont jusqu’au 21 août pour répondre. La DGA a précisé que cette DI :

  • Ne constitue ni un acte d’achat, ni une consultation de marché public.
  • N’engage pas l’administration à lancer une consultation ultérieure sur le même objet.
  • Ne crée aucun engagement contractuel ou précontractuel pour les répondants.

Que faut-il lire entre les lignes ? Cette séquence permet de cartographier l’offre, de tester l’appétence pour des cadences élevées, d’identifier des briques réutilisables et de calibrer un futur appel d’offres — possiblement phasé — aligné avec les expérimentations HypAIRion et le besoin opérationnel autour de 2028.

Comparatif international : se positionner sans copier

Partout, les programmes d’« ailiers autonomes » convergent sur quelques principes : coûts tirés vers le bas, IA de mission, réseaux résilients, modularité des charges utiles. La singularité française pourrait tenir dans :

  • Une souveraineté technologique accrue (limiter les dépendances critiques).
  • Une intégration fine avec l’aviation de combat existante et à venir.
  • Une doctrine multi-milieux (air/mer/terre) fidèle aux engagements expéditionnaires et OTAN.

Le but n’est pas d’imiter, mais de bâtir une capacité pérenne, exportable et adaptée aux cas d’emploi français, de la prévention aux opérations de haute intensité.

Ce que les industriels devront prouver dans leurs réponses

Au-delà des performances brutes, attendez-vous à ce que la DGA évalue :

  • La maturité TRL des briques critiques (cellule, liaison, IA, capteurs).
  • La crédibilité calendrier jusqu’au premier vol en ~18 mois.
  • Le modèle industriel pour la production en volume, avec plan de sécurisation fournisseurs.
  • L’ouverture réelle de l’architecture (APIs documentées, standards, démonstrations d’intégration tierce).
  • La sécurité (cyber, EW) démontrée par essais et preuves.
  • Le coût total de possession (acquisition, MCO, mises à jour, formation).

Ce sont ces « preuves de sérieux » qui distingueront une belle maquette d’une capacité crédible sous contrainte de temps.

Les questions qui fâchent… et qu’il faudra trancher

Dans tout programme émergent, certaines tensions doivent être arbitrées :

  • Autonomie vs. contrôle : jusqu’où déléguer, et quand reprendre la main ?
  • Furtivité vs. coût : quel « niveau suffisant » face à la menace ?
  • Polyvalence vs. spécialisation : une base commune, combien de variantes ?
  • Interopérabilité OTAN vs. souveraineté : où placer le curseur technique et politique ?

La bonne nouvelle : l’architecture ouverte permet d’éviter les impasses. La mauvaise : elle exige une gouvernance technique ferme pour éviter la « soupe de standards » et les coûts cachés d’intégration.

Ce que vous devez surveiller dans les prochains mois

  • Les premiers démonstrateurs en vol et les essais d’algorithmes HypAIRion sur Mirage 2000D RMV.
  • Les annonces industrielles autour de plateformes agnostiques, de charges utiles dédiées et de liaisons résilientes.
  • Les signaux budgétaires et doctrinaux côté ministère et AAE, indicateurs d’un futur appel d’offres.
  • Les coopérations potentielles européennes, sans diluer l’exigence d’une architecture ouverte réellement maîtrisée.

Dans un hangar balayé par l’odeur d’huile chaude, un technicien ajuste la gaine d’un faisceau de capteurs ; à quelques mètres, un écran affiche un schéma de mission où quatre triangles bleus se synchronisent autour d’un point rouge. Le futur des opérations aériennes n’a rien de spectaculaire à première vue. Il est fait de standards, d’itérations, d’algorithmes robustes et de choix industriels lucides. C’est précisément ce que la DI de la DGA met en branle.

En bref, mais pas en surface : pourquoi cela vous concerne

Au-delà du cercle des spécialistes, la montée en puissance des CCA touche :

  • La sécurité nationale : conserver une capacité d’entrée en premier dans des environnements contestés.
  • La souveraineté technologique : maîtriser des briques critiques dans l’IA, l’avionique et la guerre électronique.
  • La base industrielle : offrir des débouchés à un tissu d’entreprises, de la startup au grand groupe, et stimuler l’innovation duale.

La demande d’informations n’est ni un contrat ni une promesse. C’est un test de maturité, une invitation à montrer ce que la filière française peut livrer, vite et bien, sans sacrifier l’exigence opérationnelle. La curiosité n’est pas feinte : c’est maintenant que se joue la crédibilité de la « masse intelligente » pour l’aviation de combat française.

À retenir pour la suite

  • Date limite de réponse à la DI : 21 août.
  • Objectifs clefs : architecture ouverte, modules standardisés, intégrabilité rapide, production en volume.
  • Performances visées : >1 000 km de rayon d’action, Mach ~0,8 à 35 000 ft, 500 kg de charge utile.
  • Cadre doctrinal : supervision humaine, ordres de haut niveau, missions du renseignement au SEAD.
  • Cap vers 2028 : début des expérimentations en vol HypAIRion sur Mirage 2000D RMV au plus tard à cet horizon.

La suite ? Des réponses industrielles argumentées, des démonstrations techniques concrètes et, si les voyants passent au vert, une bascule rapide vers des capacités opérationnelles. Le futur proche vous intéresse ? Restez attentif : la vitesse d’exécution devient une arme en soi.

Damien

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