L’ex-femme de l’assaillant de Marseille témoigne : « J’ai eu peur qu’il m’égorge »
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirNouveau rebondissement dans l’enquête sur l’attaque au couteau qui a semé la panique mardi dans le quartier du Vieux-Port, à Marseille. L’ex-épouse d’Abdelkader D., l’assaillant tué par les forces de l’ordre, a livré un témoignage saisissant sur CNews. Elle y décrit un homme « mauvais » et se dit inquiète de possibles signes de radicalisation.
« Il est venu de manière illégale en Italie, puis en France », confie-t-elle à l’antenne. « Je l’ai croisé en mars cette année et je ne l’ai pas reconnu tout de suite. Il portait une barbe très longue. Je me suis demandé si c’était un signe de radicalisation. » La femme affirme avoir refusé de porter plainte contre lui, de peur pour sa vie. « Je me suis dit que s’il savait que j’avais porté plainte, il viendrait m’égorger chez moi », raconte-t-elle.
Ces déclarations jettent une lumière nouvelle sur le parcours de cet homme de 34 ans, né en Tunisie, connu des services de renseignement pour des troubles psychiatriques. Quelques jours avant l’attaque, il aurait tenu des propos antisémites devant une mosquée de Sète, selon le ministre de l’Intérieur.
Pour l’heure, les enquêteurs privilégient toujours une piste privée. Abdelkader D. avait été expulsé de son hôtel le jour même de l’attaque, faute de paiement du loyer. Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, confirme : « Le mobile semble être une question de loyer non payé. Le motif de radicalisation est écarté. »
Mardi après-midi, l’homme, armé de deux couteaux et d’une matraque, a blessé cinq personnes, dont une grièvement, avant d’être abattu par les forces de l’ordre. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour enquêter sur les circonstances des tirs.
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a dénoncé une « ignoble agression », tandis que Renaud Muselier, président de la région Sud, a salué la « réactivité des forces de l’ordre », estimant qu’elles avaient « sauvé des vies ». Une enquête pour homicide volontaire est toujours en cours.