« La police tue partout » : La sortie polémique d’un député, saurez-vous de quel parti ?
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirNouvelle passe d’armes sur les réseaux sociaux entre représentants de l’État et élus de La France insoumise. Mardi 19 août, le préfet du Val-d’Oise Philippe Court a annoncé sur X avoir porté plainte contre le député LFI Aurélien Taché, qu’il accuse de « communication diffamatoire et injurieuse envers les policiers du Val-d’Oise ».
La veille, l’élu de Cergy-Pontoise avait publié un message sur le réseau social : « La police tue partout. Dans le Val-d’Oise où je suis élu, comme dans les Deux-Sèvres où j’ai grandi ». Il y adressait également une pensée à Gabriel, un homme de 33 ans mortellement blessé par un tir de gendarme en mai dernier lors d’une intervention pour tapage nocturne. « Pensées à Gabriel et sa famille et bravo à ceux qui se battent pour sa mémoire », écrivait-il.
Comme le relate France Info, en réaction, le préfet Philippe Court a invité le député insoumis à « retirer cette publication, déshonorante pour un élu valdoisien », tout en exprimant « tout [son] soutien aux policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs missions ».
Mardi soir, le député LFI Thomas Portes a pris la défense de son collègue. Dans un message publié sur X, il a dénoncé l’attitude du représentant de l’État : « Soutien à Aurélien Taché, ciblé par le préfet du 95 qui agit comme porte-flingue ». Il a ajouté : « Aucune intimidation ou menace ne nous fera céder dans le combat que nous menons aux côtés des familles de victimes de violences policières », avant de citer plusieurs noms de personnes mortes lors d’interventions, dont Nahel et Adama Traoré. « Une liste qui rappelle une réalité : en France la police tue », a conclu l’élu insoumis.
Ces propos ont à leur tour suscité la réaction du préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, qui a affiché son soutien « total » à Philippe Court. « Non, monsieur le député, la police ne tue pas », a-t-il répondu sur X. Ces échanges s’inscrivent dans une série de polémiques déjà nourries entre représentants de l’État et élus insoumis. Les députés LFI sont en effet coutumiers de ce type de déclarations contre les forces de l’ordre.
