Des fourgons à bout de souffle pour la CRS 8 : “indigne” pour une unité d’élite
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDes fourgons d’occasion avec plus de 250 000 km au compteur. C’est, selon plusieurs témoignages internes, la réalité du parc automobile de la CRS 8, pourtant censée être l’une des unités les plus mobiles et réactives de la police nationale.
Créée en 2021, cette compagnie républicaine de sécurité à déploiement rapide intervient partout en France en cas de violences urbaines, de tensions graves ou de troubles à l’ordre public. En quelques heures, elle peut être projetée dans n’importe quelle zone sensible. Un rôle stratégique… mais des moyens qui ne suivent pas.
À l’origine, la CRS 8 est équipée de Fiat Ducato flambant neufs, spécialement affectés pour ses missions. Mais sur le terrain, ces véhicules sont déjà hors service ou en très mauvais état, selon des sources policières. Pour les remplacer ? Des fourgons d’occasion, parfois fatigués, parfois « rincés », témoignent plusieurs agents. L’un d’eux roule même avec un compteur affichant plus de 250 000 km.
Des images de ces véhicules circulent désormais, montrant des carrosseries abîmées, des équipements défectueux et des conditions de transport inadaptées pour une unité censée être à la pointe.
Interrogé, le porte-parole du Rassemblement national et député européen Matthieu Valet, également ancien commissaire de police, se dit « sidéré » par ce qu’il qualifie de « véhicules poubelles ». Il affirme avoir transmis ces éléments au directeur général de la police nationale, soulignant « l’indignité » de cette situation.
🚨 J’ai été sidéré de constater que la CRS 8, pourtant unité d’élite à projection rapide, roule aujourd’hui dans de véritables véhicules poubelles, mais vraiment.
Les Fiat Ducato censés être neufs et à la pointe sont déjà rincés et hors service.
Et pour les remplacer ?
On leur… pic.twitter.com/iuoeiUjhaw— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) August 4, 2025
« Nos forces de l’ordre méritent des moyens à la hauteur de leur engagement pour la nation », insiste-t-il.
Du côté du ministère de l’Intérieur, aucun commentaire officiel pour le moment. Mais du terrain à Bruxelles, les alertes se multiplient : les unités d’élite attendent autre chose que des véhicules de seconde main pour faire leur travail.
