Mantes-la-Jolie : Des policiers traqués à leur sortie du commissariat, leurs plaques d’immatriculation diffusées sur les réseaux sociaux
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirÀ Mantes-la-Jolie (Yvelines), des individus filment les plaques d’immatriculation des véhicules personnels de policiers à la sortie du commissariat. Une pratique inédite et inquiétante qui alimente un climat de tension croissante dans la ville.
Depuis le début de l’année 2025, les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie font face à une nouvelle forme de harcèlement. Selon les informations de Valeurs Actuelles, des jeunes filment les plaques d’immatriculation de leurs véhicules personnels et diffusent les images sur les réseaux sociaux. Ce phénomène, jusqu’alors inconnu dans la commune, suscite une vive inquiétude au sein des forces de l’ordre.
Des vidéos ciblées, trois individus déjà identifiés
Trois affaires distinctes ont déjà été recensées. En janvier, un jeune homme de 19 ans, Abou B., publie sur Snapchat une vidéo ciblant le véhicule d’un fonctionnaire. L’enquête révèle que cette séquence est destinée à un autre individu, Mounir B., âgé de 22 ans. En mai, Mehdi B., 20 ans, est interpellé pour des faits similaires. Il est écroué pour avoir enfreint une interdiction judiciaire de séjour à Mantes-la-Jolie. En juillet, Adame F., 21 ans, est surpris en train de filmer en trottinette. Il est également trouvé en possession de résine de cannabis. Remis en liberté, il est depuis placé sous contrôle judiciaire.
Une escalade de la violence
Le 22 juin, la situation prend une tournure plus violente. Un policier est la cible de jets de pierres à la sortie du commissariat. L’un des agresseurs, un mineur de 12 ans, est interpellé et remis à ses parents.
Des policiers inquiets pour leurs proches
Ce harcèlement ciblé intervient dans un climat général de tension à Mantes-la-Jolie. Une source policière évoque des agressions récentes contre des surveillants pénitentiaires et des procédures en lien avec l’attentat de Magnanville. Les agents redoutent désormais que la diffusion des plaques d’immatriculation permette à des tiers d’identifier leurs domiciles, notamment via certains garages automobiles. Une note des services de renseignement alerte d’ailleurs sur ce risque.
La situation renforce les préoccupations des forces de l’ordre locales, déjà fortement exposées. Pour les syndicats de police, ces actes traduisent une volonté claire d’intimidation, et appellent à un renforcement de la protection des agents et de leurs familles.
