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Saint-Raphaël : Un jeune homme meurt après un saut dans la Méditerranée. Alerte sur une pratique aussi risquée que populaire

·La rédaction ⏱ 3 min
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Ce qui devait être un moment d’adrénaline s’est transformé en drame. Un jeune homme de 21 ans est décédé après avoir sauté dans la mer Méditerranée depuis une calanque du Trayas, à Saint-Raphaël. À l’arrivée dans l’eau, le jeune homme a heurté violemment un rocher. Les secours, rapidement dépêchés sur place, n’ont rien pu faire. La victime est morte sur le coup.

Une pratique interdite mais persistante

Sauter des rochers dans les eaux turquoise est une pratique estivale répandue, notamment chez les jeunes, malgré son interdiction à Saint-Raphaël. Comme le relate France3, la municipalité a pris un arrêté interdisant cette activité sur tout le littoral, mais la mesure est régulièrement ignorée. Les spots escarpés et pittoresques, comme ceux du Trayas ou encore la Réserve à Nice, attirent les amateurs de sensations fortes, souvent encouragés par les vidéos spectaculaires qui inondent les réseaux sociaux.

« Personne n’est à l’abri », alerte Thomas Lanoux, médecin des sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes. « Les gens n’ont pas conscience du danger. Le risque, c’est le décès, la tétraplégie, la paralysie des membres inférieurs ou la noyade. » Selon lui, peu importe la hauteur : « plus on saute de haut, plus on peut se faire mal », mais même des plongeons modestes peuvent causer des blessures graves.

Chaque été, les secours doivent déployer des moyens importants — bateaux, hélicoptères — pour venir en aide aux victimes de ces accidents.

« On s’amuse, mais avec précaution quand même »

Sur place, certains jeunes affirment être conscients du danger. Sofiane, croisé à Nice près du sentier du littoral, relativise : « On ne saute pas avec la tête en avant s’il y a des rochers en bas, c’est tout. » Un adolescent ajoute : « On nous a avertis, on sait où sont les rochers, on essaye de sauter loin. »

Ludovic, quadragénaire, se remémore avec nostalgie ses propres sauts dans sa jeunesse : « Je n’ai jamais vu d’accident. Je le faisais juste pour le plaisir. Si je pouvais, je le referais encore aujourd’hui ! »

Mais les chiffres rappellent une réalité bien plus sombre. Dans le sud de la France, ces accidents sont fréquents, notamment à Marseille, où les plongeons sauvages depuis la Corniche Kennedy font régulièrement des victimes.

L’illusion dangereuse des réseaux sociaux

Ces dernières années, les réseaux sociaux ont amplifié la tendance. Les vidéos de sauts spectaculaires — parfois à plus de 20 mètres — séduisent et incitent à l’imitation. Des sportifs connus comme Laura Marino ou Florent Manaudou partagent leurs exploits, bien encadrés et préparés, mais leurs images peuvent être mal interprétées par un public moins averti.

À 10 mètres de hauteur, un corps tombe à près de 50 km/h. À 21 mètres, l’impact atteint 71 km/h. Ces vitesses transforment un simple plongeon en projectile, et les conséquences peuvent être dramatiques.

Une étude citée par Le Quotidien du Médecin montre que parmi les blessés de ces sauts, 13 % sont pris en charge en état de tétraplégie complète, et 6 % décèdent après leur admission.

La rédaction

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