Mort de Nahel : sa mère réclame « la peine de mort » pour le policier Florian, renvoyé aux assises
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDeux ans après la mort de Nahel M., neutralisé par un policier lors d’un refus d’obtempérer à Nanterre (Hauts-de-Seine), la colère de sa mère ne faiblit pas. Lors d’une marche en hommage à Adama Traoré, Mounia Merzouk a pris la parole publiquement, exprimant un souhait glaçant : « Je souhaite de tout mon cœur qu’au moins un policier prenne la peine de mort. Ça n’existe pas ici, mais qu’il prenne au moins la plus grande peine qu’il peut avoir. »
Devant plusieurs dizaines de personnes rassemblées dans le Val-d’Oise, la mère de Nahel a rappelé la personnalité de son fils, qu’elle décrit comme un jeune serviable : « On l’appelait Oui-Oui parce qu’il ne savait pas dire non. Il rendait service à tout le monde, aux jeunes, aux mamans, il les aidait à porter leurs courses jusqu’à chez elles. » D’une voix ferme, elle a ajouté : « On aura au moins une justice pour tous ces jeunes, pour mon fils, il faut que ces policiers soient punis. »
Donc la mère de Nahel souhaite que des policiers soient condamnés à mort ?!? pic.twitter.com/halpzcP76u
— ACTU Forces De l´Ordre (@ActuFDO) July 12, 2025
Une enquête qui progresse
Ces propos interviennent alors que l’enquête judiciaire a connu un tournant. Début juin, les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre ont ordonné le renvoi du fonctionnaire de police mis en examen devant la cour d’assises pour « homicide volontaire ». Le parquet avait formulé des réquisitions en ce sens en mars dernier.
Le tribunal a précisé qu’un procès pourrait se tenir « au 2ᵉ ou au 3ᵉ trimestre 2026 » devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine. Une perspective que l’avocat du policier, Me Laurent-Franck Lienard, conteste vivement. Dans un communiqué, il a dénoncé un « renvoi devant une cour d’assises exempt de sens » et annoncé un appel immédiat devant la cour d’appel de Versailles.
Le policier maintient sa version
Âgé de 40 ans, membre de la Compagnie territoriale de circulation et de sécurité routières des Hauts-de-Seine (CTCSR 92), le policier affirme avoir agi pour éviter un drame. « Je continue de dire que je me suis senti en danger et je pense que je l’ai été », a-t-il déclaré devant les juges. Selon lui, au moment du tir, « mon collègue avait encore les bras à l’intérieur du véhicule, nous étions face à un conducteur qui, quelques secondes avant, a manqué de percuter deux personnes ». Il a assuré avoir considéré son geste comme « le seul moyen à ma disposition pour stopper le véhicule ».