Terrorisme en France : Un couple tchétchène soupçonné d’être revenu de Syrie arrêté par la DGSI
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn couple tchétchène a été interpellé cette semaine par les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d’une enquête sur un possible séjour en zone syrienne. Les arrestations ont eu lieu mardi 5 juin, dans deux départements distincts : l’homme a été appréhendé dans le Puy-de-Dôme, tandis que sa compagne, âgée de 39 ans, a été arrêtée à Sarreguemines, en Moselle.
Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en février dernier par le parquet de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes ». Selon les informations de France Bleu, l’objectif est de déterminer si l’un ou les deux membres du couple ont effectivement séjourné en Syrie, une zone de conflit largement marquée par la présence de groupes djihadistes.
Ce dossier intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la mouvance islamiste radicale au sein de certaines communautés étrangères présentes sur le territoire français. D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, les réfugiés tchétchènes représentent le quatrième groupe d’étrangers fichés « S » pour radicalisation islamiste, derrière les ressortissants algériens, marocains et tunisiens. Une partie d’entre eux aurait rejoint les rangs djihadistes en Irak ou en Syrie.
Ce climat de tension avait déjà été ravivé en mai dernier, lorsqu’un jeune Tchétchène naturalisé français, Khamzat Azimov, avait poignardé cinq personnes dans les rues de Paris, tuant l’une d’elles avant d’être abattu par les forces de l’ordre. L’attaque avait ravivé le débat sur la radicalisation au sein de la communauté tchétchène réfugiée en France.
Pour rappel, c’est dans les années 2000, au plus fort du conflit entre les forces russes et les indépendantistes tchétchènes, que de nombreux ressortissants de cette région du Caucase avaient trouvé refuge en France, obtenant pour certains le statut de réfugié.
Le couple actuellement en garde à vue devrait être auditionné par la DGSI dans les prochains jours. Les autorités cherchent notamment à établir leur éventuelle implication dans des activités en lien avec des groupes terroristes.
