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Morbihan : Une médecin s’en prend violemment à des policiers municipaux qui lui demandent de déplacer sa voiture

·La rédaction ⏱ 3 min
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Mercredi 25 juin, la cour d’appel de Rennes a condamné une médecin lorientaise à trois mois de prison avec sursis pour des violences commises sur des policiers municipaux. Les faits remontent à une altercation survenue après une simple injonction de déplacer son véhicule mal stationné.

Tout a commencé devant le bureau de poste de Lorient, où plusieurs voitures, dont celle de la praticienne, étaient garées sur un trottoir de façon irrégulière. Comme le relate Le Parisien, alertés, les policiers municipaux sont intervenus pour demander aux propriétaires de déplacer leurs véhicules. Si deux conducteurs ont obtempéré, la médecin, le docteur Céline L., a catégoriquement refusé, affirmant qu’elle ne pouvait pas quitter les lieux sans avoir récupéré un colis. Ce dernier s’est avéré être… un sapin de Noël pour sa fille.

Lorsque les policiers ont évoqué la possibilité d’une verbalisation, la situation a rapidement dégénéré. Selon les éléments du dossier, la praticienne s’est alors « jetée sur eux en hurlant », allant jusqu’à « violemment secouer » une policière et à « armer le poing » contre elle. Malgré les injonctions, elle est retournée dans le bureau de poste, d’où elle a été interpellée avec difficulté.

Crise, prières et accusations inversées


Durant son transfert, la quadragénaire a continué de se prévaloir de son statut de médecin. Décrite comme « hystérique lors de sa fouille », elle a refusé de retirer son chapelet pour pouvoir « prier » et a affirmé être claustrophobe pour éviter d’être placée en cellule. À un moment donné, elle s’est même allongée sur un banc, simulant un massage cardiaque sur elle-même, interrompu dès qu’elle a compris que le procureur était en ligne.

Remise en liberté sur engagement de se représenter, elle a été réentendue en audition libre, justifiant son comportement par un emploi du temps professionnel « très chargé ». Lors d’une confrontation avec la policière blessée – qui a reçu trois hématomes –, la médecin a nié être à l’origine des coups, les attribuant à un collègue de la victime.

Quelques mois plus tard, elle a adressé des SMS aux policiers concernés, leur souhaitant une « bonne réparation » après l’incendie partiel du commissariat lors d’une manifestation en mars 2023.

Un traitement jugé complaisant ?

En première instance, Céline L. n’avait pas daigné se présenter au tribunal, ce qui lui avait valu une condamnation à cinq mois de prison avec sursis. Une peine qu’elle avait contestée en appel. À l’audience du 12 mai, suivie désormais par un psychiatre et un psychologue, elle a persisté à minimiser les faits, se présentant comme une femme « HPI et hypersensible », victime de harcèlement policier.

L’avocat des policiers, Me Gauthier Rolandin, a dénoncé le traitement « de faveur » dont aurait bénéficié la praticienne : transport sans menottes, garde à vue levée rapidement, convocation ajustée à son planning de vacances… « Un traitement qui n’est pas réservé à tout le monde », a-t-il ironisé.

La cour d’appel de Rennes a tranché : trois mois de prison avec sursis. Mais elle a toutefois décidé de ne pas inscrire cette peine au bulletin n°2 du casier judiciaire, évitant ainsi qu’elle ne compromette son activité professionnelle. Une décision qui continue de susciter l’incompréhension chez les représentants des forces de l’ordre.

La rédaction

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