Douai : Un migrant pakistanais armé d’un couteau attaque un passant et un policier en criant « Allah Akbar »
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleFrayeur matinale à Douai, le 7 avril dernier. Un jeune homme de 20 ans, de nationalité pakistanaise, a semé la panique dans les rues de la ville en agressant un passant et un policier sous l’emprise de stupéfiants, armé d’un couteau de cuisine et criant « Allah Akbar ». Jugé ce lundi, il a été condamné à dix mois de prison ferme.
Il était un peu plus de 6 heures du matin lorsque deux policiers en fin de service ont remarqué l’individu, visiblement sous l’emprise de drogues, déambulant dangereusement au milieu de la chaussée à l’angle des rues Dubois et Morel. Armé d’un couteau de cuisine, l’homme menaçait les passants, poursuivant l’un d’eux qui parviendra à prendre la fuite relate VDN.
Rapidement, les forces de l’ordre appellent des renforts et tentent d’interpeller l’individu. L’intervention tourne à l’affrontement : l’homme résiste violemment, mordant même au doigt l’un des policiers. Face à sa résistance acharnée, les agents sont contraints de faire usage à plusieurs reprises de leur pistolet à impulsion électrique pour neutraliser l’agresseur.
« Je ne voulais de mal à personne »
Le mis en cause, A.G., 20 ans, installé en France depuis cinq ans et jusque-là inconnu des services de police, a été placé en détention dès son interpellation. Devant le tribunal, il a tenté de justifier son comportement. « Je ne voulais faire de mal à personne, je rentrais chez moi. Le couteau, c’était juste pour me défendre », a-t-il expliqué. Il affirme avoir consommé des stupéfiants pour calmer ses angoisses, liées à la récente mort de sa sœur au Pakistan.
Un expert psychiatre évoquera lors de l’audience un état de « bouffées délirantes avec sentiment de persécution », altérant son discernement au moment des faits. Quant aux cris « Allah Akbar », le prévenu les justifie par une invocation divine : « Je demandais à Dieu son aide ».
Condamné à dix mois ferme
Malgré ces explications et la reconnaissance de son trouble psychique, le tribunal de Douai l’a condamné à dix mois de prison ferme, assortis de trois ans d’interdiction du territoire français. Il devra également verser 2 000 euros de dommages et intérêts aux trois policiers constitués parties civiles. Une peine moins lourde que celle requise par le parquet, qui réclamait deux ans de prison ferme et une interdiction définitive du territoire.
« En 29 ans de carrière, je n’avais jamais vu ça à Douai », confiera l’un des policiers après l’audience, marqué par cette scène d’une rare violence au petit matin dans le centre-ville.
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