Attentat de Magnanville : Mohamed Lamine Aberouz condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa complicité dans l’assassinat du couple de policiers
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe verdict est tombé ce samedi. La Cour d’assises spéciale de Paris a condamné en appel Mohamed Lamine Aberouz à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa complicité dans l’assassinat du couple de policiers à Magnanville (Yvelines) en 2016, un crime qui avait profondément choqué la France.
Le 13 juin 2016, Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie, avait été égorgée à son domicile sous les yeux de son fils de trois ans. Comme le relate Le Parisien, quelques instants plus tard, son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, avait été poignardé à neuf reprises alors qu’il rentrait chez lui. L’auteur des faits, Larossi Abballa, revendiquait son acte au nom de l’État islamique avant d’être abattu par le RAID.
Âgé aujourd’hui de 31 ans, Mohamed Lamine Aberouz, Franco-Marocain, était jugé en appel pour complicité d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique, complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans, et association de malfaiteurs terroriste. L’avocate générale avait requis la même peine qu’en première instance : la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans, estimant que l’accusé, animé d’une « haine viscérale pour la police et les institutions », avait joué un rôle clé aux côtés du terroriste. « Il faut un sachant et c’est le rôle de Mohamed Lamine Aberouz », avait-elle insisté.
Au cours du procès, la défense avait souligné que la seule trace ADN de l’accusé relevée sur le bras de fauteuil du domicile des victimes ne constituait pas une preuve irréfutable de sa présence lors des faits. « L’ADN n’est qu’un élément du puzzle », avaient rappelé les experts, évoquant la possibilité d’un transfert de traces.
Lors de son ultime interrogatoire mercredi, Mohamed Lamine Aberouz avait fermement nié toute implication dans l’attentat. « Je n’ai aucune responsabilité dans votre malheur (…) Celui qui a mené un djihad, c’est Larossi Abballa », a-t-il déclaré en s’adressant directement aux familles des victimes, depuis le box des accusés.
Malgré ses dénégations, la cour a retenu sa culpabilité. Cette condamnation confirme celle prononcée en première instance, et met un terme à un long feuilleton judiciaire sur fond de terrorisme islamiste.
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