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Tirs de projectiles, véhicules brûlés : La police de Los Angeles ciblée. C’est le chaos !

·La rédaction ⏱ 4 min
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La ville californienne est secouée par un week-end de violences à la suite de manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump. En réponse, l’ancien président a ordonné, dimanche, le déploiement de la Garde nationale, malgré le refus des autorités locales. Un geste qui exacerbe la crise politique entre Washington et la Californie.

Affrontements après des raids migratoires

Les tensions ont éclaté après plusieurs opérations musclées de l’agence fédérale de l’immigration (ICE) dans les rues de Los Angeles. En réaction, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues tout au long du week-end. Dimanche après-midi, une autoroute a été bloquée par des protestataires, entraînant une riposte policière marquée par l’usage de gaz lacrymogènes – y compris contre des journalistes. Plusieurs véhicules ont été incendiés et vandalisés.

Des échauffourées ont également eu lieu aux abords d’un centre de détention. En parallèle, une marche des fiertés initialement prévue a dû se coordonner avec les forces de l’ordre pour éviter les débordements. Selon la police de Los Angeles, 56 personnes ont été arrêtées et trois agents légèrement blessés.

Déploiement controversé de la Garde nationale

Face à cette flambée de violence, Donald Trump a annoncé l’envoi de 2.000 soldats de la Garde nationale pour « rétablir l’ordre ». Il n’a pas exclu d’étendre la mesure à d’autres États. « Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des insurgés », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.


Ce déploiement unilatéral – une première depuis 1965 selon Kenneth Roth, ancien directeur de Human Rights Watch – a immédiatement suscité un tollé. Le gouverneur démocrate Gavin Newsom a dénoncé « une atteinte grave à la souveraineté de l’État » et un « abus de pouvoir alarmant ». « Nous n’avions pas de problème jusqu’à ce que Trump s’en mêle », a-t-il lancé sur X (ex-Twitter).

Vives réactions locales et internationales

Dans les rues de Los Angeles, les critiques sont vives. Thomas Henning, manifestant, parle d’« intimidation », tandis que Jason Garcia, ancien militaire, s’inquiète d’une escalade de la force. Pour Marshall Goldberg, 78 ans, « supprimer le droit de manifester est un point de non-retour ».

La maire de Los Angeles, Karen Bass, accuse Donald Trump de manipulation politique : « Cette mesure délibérément incendiaire ne fait qu’aggraver les tensions ». Côté international, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a confirmé que des ressortissants mexicains figurent parmi les personnes arrêtées. Elle appelle les autorités américaines à les traiter « avec dignité » : « Ce ne sont pas des criminels », a-t-elle insisté.

Une fracture politique de plus en plus visible

La gestion de l’immigration reste au cœur de la stratégie politique de Trump, qui qualifie la situation d’« invasion » orchestrée par des « criminels venus de l’étranger ». Mais pour de nombreux Américains, les méthodes utilisées – notamment les descentes de l’ICE jusque dans les tribunaux – plongent les communautés immigrées dans la peur.

Le bras de fer entre la Maison-Blanche et la Californie illustre une polarisation politique grandissante, alors que le pays entre dans une nouvelle phase d’incertitude sociale et institutionnelle.

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