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Sous OQTF, il continue ses cambriolages comme si de rien n’était…

·La rédaction ⏱ 2 min
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Bien qu’il cumule déjà huit affaires de vol ou de cambriolage depuis son arrivée en France en novembre dernier, un ressortissant algérien de 27 ans s’est présenté devant le tribunal correctionnel de Melun avec un casier judiciaire encore vide. Un avantage de courte durée face à des faits accablants et filmés.

Le lundi 26 mai, au petit matin, un homme s’introduit dans un pavillon de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), pensant les lieux inoccupés. Il vient de sonner à la grille vers 8h35, attend quelques instants, puis escalade le portail.

Gants aux mains, il entame une inspection discrète du jardin. Ce qu’il ignore, c’est que le propriétaire vient tout juste de déposer ses enfants à l’école et rentre chez lui. En découvrant l’intrus, il le maîtrise immédiatement et appelle la police, qui arrive rapidement sur place.

Les faits sont simples et documentés : les caméras de surveillance du domicile ont tout enregistré. Une tentative de cambriolage flagrante, la veille même de sa comparution au tribunal relate actu.fr.


Un profil insaisissable

Arrivé d’Algérie en novembre 2024, le prévenu n’a pas perdu de temps : huit affaires de vol ou de cambriolage sont déjà associées à lui, bien qu’aucune ne figure encore sur son casier judiciaire. Une situation rendue possible par l’usage de sept alias différents, qui compliquent fortement le suivi judiciaire. À l’audience, les juges s’interrogent sur son âge – 27 ans selon ses déclarations – mais constatent qu’il semble bien plus âgé.

Déjà sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), l’homme garde un ton goguenard devant le tribunal. Il nie les faits via sa traductrice, affirmant qu’il cherchait simplement la maison d’un ami où il devait travailler. « Je me suis trompé d’adresse », affirme-t-il. Ce à quoi la présidente du tribunal rétorque : « Et quand on va chez un ami, on escalade un mur avec des gants ? »

Une défense peu convaincante

Le prévenu tente ensuite une explication tirée par les cheveux : la police aurait déjà confondu ses empreintes digitales avec celles de son frère dans une affaire précédente. « Pas possible ! », réplique la magistrate. « C’était bien les vôtres. »

La procureure, elle, dresse le portrait d’un homme « qui passe son temps à cambrioler depuis qu’il est en France ». Elle requiert six mois de prison avec sursis, estimant qu’« il est temps de mettre fin à cette escalade, en espérant qu’il retrouve le droit chemin ».

L’avocate de la défense plaide la relaxe, avançant qu’il ne s’agissait que d’une tentative : « Le propriétaire n’a fait que supposer qu’il allait être cambriolé. »

Un verdict à la hauteur ?

Le tribunal n’a pas retenu l’argumentaire de la défense. Le prévenu a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

La rédaction

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