Chambray-lès-Tours : Mécontent de son médecin, un patient incendie deux voitures à sa sortie de l’hôpital
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDimanche 25 mai 2025, vers 8 heures du matin, deux véhicules ont été la proie des flammes sur le parking du CHU Trousseau. Derrière cet acte de vandalisme, un homme de 34 ans, récemment pris en charge aux urgences psychiatriques, a été rapidement identifié comme l’auteur présumé. Il a été condamné à huit mois de prison ferme.
Les faits se sont déroulés à la sortie du service psychiatrique, où Mustafa H., un ressortissant soudanais hébergé dans un foyer du centre-ville de Tours, venait d’être admis quelques heures plus tôt. Transporté dans la nuit de samedi à dimanche par les pompiers, il a quitté l’hôpital peu après 7 h du matin. Moins d’une heure plus tard, deux véhicules étaient en feu sur le parking du personnel.
Une vengeance mal dirigée
Selon une source proche de l’enquête, Mustafa H. aurait agi par vengeance, mécontent de sa prise en charge médicale. Il pensait s’en prendre à la voiture du médecin ayant suivi son cas. Une erreur d’identification qui a coûté cher à deux infirmières du service des grands brûlés.
« Nous travaillons les week-ends, les jours fériés, six jours sur sept au service des gens, sans doute pas pour retrouver nos véhicules incendiés », témoigne l’une des victimes, encore sous le choc. Les deux soignantes, habituées à garer leurs voitures à l’écart pour les préserver, ont vu leur précaution anéantie par les flammes. Le second véhicule a été gravement endommagé par propagation du feu.
Une interpellation rapide
Grâce aux images de vidéosurveillance du CHU, les enquêteurs ont rapidement identifié l’auteur des faits. Les militaires du Peloton de surveillance et d’intervention de Tours ont procédé à son interpellation dans le foyer qu’il avait quitté la veille.
Jugé en comparution immédiate le mercredi 28 mai, Mustafa H. a présenté ses excuses aux deux infirmières. Il a été condamné à huit mois de prison ferme relate La Nouvelle République.
En attendant l’estimation des dégâts par leurs compagnies d’assurance, les deux soignantes doivent désormais composer sans véhicule personnel pour se rendre au travail.
