L’ancien député Joachim Son-Forget, devenue Eva, s’introduit dans le bureau d’une élue à l’Assemblée, vide le minibar et vole des robes
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirL’ex-députée Eva Son-Forget, anciennement connue sous le nom de Joachim Son-Forget avant sa transition de genre, est au cœur d’un nouvel incident troublant. Ce dimanche 25 mai, elle aurait pénétré illégalement dans un bâtiment de l’Assemblée nationale en utilisant son ancien badge de parlementaire, toujours actif, pour accéder aux lieux.
L’affaire, pour le moins inhabituelle, suscite la stupeur au Palais Bourbon. D’après les révélations de Libération, Eva Son-Forget se serait rendue dans un immeuble, qui appartient à l’Assemblée nationale et qui abrite les bureaux de nombreux parlementaires. Étant toujours détentrice du badge d’accès elle aurait utilisé les clés de la députée RN Manon Bouquin, laissées à l’accueil, pour entrer dans sa chambre.
Une fois à l’intérieur, Eva Son-Forget y aurait passé plusieurs heures, consommé les boissons du minibar, puis serait repartie avec deux robes et une veste appartenant à l’élue d’extrême droite. Des vêtements qu’elle aurait demandé aux services de l’Assemblée d’envoyer au pressing. Ce sont ces derniers, alertés par l’étrangeté de la situation, qui ont contacté Manon Bouquin. Informée le mercredi 28 mai, cette dernière a confirmé les faits à Libération. Une plainte a été déposée dans la foulée.
Ce lundi matin, un témoin affirme avoir vu l’ancienne députée poursuivie par des agents de sécurité dans l’enceinte du bâtiment. L’Assemblée n’a pour l’instant pas commenté l’affaire, mais la gestion des anciens badges d’accès soulève déjà des questions.
Ancien député LREM des Français de Suisse de 2017 à 2022, Eva Son-Forget est coutumière des frasques médiatiques. Après avoir quitté la vie parlementaire, elle a fait parler d’elle à de multiples reprises : usurpation d’identité sur Twitter — se faisant passer tour à tour pour Emmanuel Macron et Donald Trump —, arrestation pour refus d’obtempérer sous l’emprise de cocaïne, ou encore soutien affiché à Éric Zemmour après avoir été poussée vers la sortie par La République en marche.
En 2024, elle avait annoncé publiquement sa transition de genre et adopté le prénom Eva. « Ça n’a pas été évident de choisir, mais j’aime bien Eva, une référence à Eve, créée à partir d’une côte d’Adam. Elle a tout de suite fait des bêtises », avait-elle déclaré avec ironie.
Mais cette nouvelle « bêtise » pourrait cette fois avoir des conséquences judiciaires concrètes. L’affaire, aussi rocambolesque qu’elle soit, jette une nouvelle ombre sur le parcours déjà tumultueux de l’ancienne parlementaire.
