Cotentin : Ivre, il tente d’échapper aux gendarmes à 145 km/h et manque de les percuter
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe mardi, le tribunal judiciaire a jugé un homme de 67 ans, Thierry Desoubeaux, pour une série de faits graves survenus le 11 avril dernier à Foucarville, dans la Manche. Il comparaissait pour conduite en état d’ivresse, refus d’obtempérer et violences à l’encontre des forces de l’ordre.
Une fuite à 145 km/h en pleine nuit
Ce soir-là, vers 23h30, les gendarmes souhaitent contrôler un véhicule de transport de chevaux. Mais le conducteur refuse de s’arrêter et prend la fuite à grande vitesse. Les gendarmes, contraints de s’écarter pour éviter une collision, décrivent une conduite « dangereuse et irresponsable », mettant en péril leur sécurité et celle des autres usagers. Comme le relate La Manche-Libre, le véhicule est poursuivi sur près de 30 kilomètres jusqu’au domicile du mis en cause, à Isigny-sur-Mer, dans le Calvados.
Interpellation sous tension dans sa cour
Malgré les injonctions, Thierry Desoubeaux refuse d’obtempérer, manœuvrant encore pour fuir alors que les forces de l’ordre ont déployé une barre Stopstick. Une gendarme évite de justesse d’être percutée. Finalement, les militaires doivent briser une vitre pour couper le moteur et recourir au Taser pour maîtriser l’homme, qui présentait un taux d’alcoolémie de 1,24 g/L. Il avait passé la soirée à boire avec des amis.
« Pas l’intention de percuter les gendarmes » selon la défense
Lors de l’audience, son avocat a insisté sur l’absence d’antécédents de ce type, soulignant que son client avait agi sous le coup de l’émotion après avoir reçu un courrier de retrait de points pour un stop non respecté. Il a précisé que son intention « n’était pas de percuter les gendarmes ».
Le casier judiciaire du prévenu comporte toutefois une mention pour un délit routier commis en Suisse. Deux gendarmes, présents lors des faits, se sont constitués parties civiles, réclamant respectivement 950 € et 1 000 € de dommages.
Une condamnation sévère
« Les violences sur les forces de l’ordre sont lourdement réprimées », a rappelé la procureure. Le tribunal a condamné Thierry Desoubeaux à 18 mois de prison, dont huit mois ferme à effectuer sous bracelet électronique. Son permis est annulé, avec interdiction de le repasser avant six mois. Son véhicule a été confisqué. Il devra verser 800 € à l’un des gendarmes et 400 € à l’autre.
