Montagnac : Le club de football perd son agrément après des insultes « anti-français » et des violences
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirC’est une décision qui fait l’effet d’un coup de sifflet final brutal. La préfecture de l’Hérault a confirmé le retrait de l’agrément du club de football de Montagnac, invoquant une recrudescence de violences et des actes à caractère communautaire.
Une sanction lourde de conséquences pour cette commune de 4 500 habitants et pour les 150 licenciés de l’US Montagnac.
Selon un rapport transmis par une commission de discipline, une trentaine d’incidents ont été recensés depuis novembre 2024, principalement lors de rencontres seniors. Des agressions verbales contre les arbitres, des insultes à connotation « anti-française » proférées par des spectateurs, ainsi que des altercations violentes entre joueurs figurent parmi les faits reprochés.
« C’est inadmissible ! », s’indigne Thibaud Félix, directeur de cabinet du préfet de l’Hérault à France 3. « On parle de six rencontres consécutives marquées par des faits de violence verbale et physique, sur fond de tensions communautaires. Je ne vais pas attendre une septième rencontre où un joueur adverse se prendra un coup de pied en pleine tête alors qu’il est au sol. »
En conséquence, le club perd non seulement son agrément, mais également l’accès aux subventions publiques et l’autorisation de participer aux compétitions officielles.
Du côté de l’US Montagnac, l’incompréhension et la colère prédominent. Khaled Mazgouti, représentant de l’association, déplore une mesure « disproportionnée et préjudiciable ». Il met en avant l’impact sur les jeunes licenciés : « Cette décision est un choc. Demain, des enfants passionnés de football vont se retrouver sans club. »
Le club annonce d’ores et déjà son intention de déposer un recours auprès de la préfecture pour contester cette décision.
Alors que les terrains de Montagnac resteront silencieux pour un temps indéterminé, cette affaire relance le débat sur les dérives dans le sport amateur et les moyens à mettre en œuvre pour garantir des pratiques apaisées, loin des tensions et de la violence.
