Enlèvements dans le milieu de la cryptomonnaie : Vaste coup de filet de la police judiciaire
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa Brigade de répression du banditisme (BRB) a frappé fort ce lundi matin, procédant à l’interpellation de près d’une dizaine de suspects dans le cadre de deux affaires d’enlèvements violents qui secouent le milieu de la cryptomonnaie.
Ces arrestations, menées en région parisienne avec le soutien de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI), visent un réseau criminel structuré et particulièrement violent.
Deux affaires, un même mode opératoire
Les enquêteurs lient désormais deux dossiers particulièrement choquants : l’enlèvement, le 1er mai, du père d’un jeune entrepreneur ayant fait fortune grâce au poker en ligne et à la cryptomonnaie, et la tentative de rapt, le 13 mai, de la fille du PDG de Paymium, plateforme d’échange de monnaies virtuelles.
Dans les deux cas, le scénario est similaire : des exécutants jeunes, violents, recrutés sur les réseaux sociaux, agissant sur ordre de commanditaires dissimulés derrière des pseudonymes. Ces « petites mains » auraient été manipulées pour exécuter des opérations violentes et coordonnées, avec une mise en scène soignée et une logistique inquiétante, allant jusqu’à l’utilisation de véhicules floqués aux couleurs d’enseignes de livraison.
Une violence extrême pour faire pression
Le premier enlèvement s’est déroulé dans le XIVe arrondissement de Paris. Ce jour-là, le père d’un jeune joueur de poker devenu millionnaire via des investissements en cryptomonnaie a été enlevé par quatre hommes cagoulés. Transporté dans un fourgon déguisé en véhicule UPS, l’homme a été séquestré à Palaiseau (Essonne). Ses ravisseurs ont exigé une rançon de plusieurs millions d’euros et sectionné un de ses doigts pour appuyer leur menace, filmant la scène dans une mise en scène barbare rappelant l’enlèvement d’un dirigeant de la société Ledger en janvier dernier.
L’homme a été libéré grâce à une opération coordonnée entre la BRB, la BRI et la brigade criminelle, après que sa planque a été localisée par géolocalisation. Plusieurs suspects ont déjà été mis en examen et écroués.
Tentative d’enlèvement en plein jour
Le second dossier, tout aussi inquiétant, remonte au 13 mai. En plein XIe arrondissement de Paris, à proximité d’une école, trois hommes masqués ont tenté d’enlever une femme de 34 ans. La scène s’est déroulée en pleine rue, sous les yeux de nombreux passants. La victime a pu être sauvée grâce à l’intervention courageuse de son compagnon et d’un jeune passant, malgré la violence des agresseurs. Ces derniers ont pris la fuite à bord d’une fourgonnette Chronopost, abandonnant même une arme de poing sur place, dont l’authenticité reste à confirmer.
La victime n’est autre que la fille de Pierre Noizat, PDG de Paymium. Jusqu’à récemment, aucun suspect n’avait été interpellé dans cette affaire.
Des mineurs impliqués, un réseau structuré
Parmi les personnes placées en garde à vue ce lundi, plusieurs sont mineures relate Le Parisien. Les premiers éléments de l’enquête dessinent les contours d’une organisation criminelle bien huilée, utilisant les réseaux sociaux pour recruter des jeunes exécutants, souvent sans liens apparents entre eux mais obéissant aux mêmes donneurs d’ordre.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier les commanditaires et démanteler l’intégralité de cette structure criminelle. Une chose semble désormais acquise : les affaires d’enlèvements qui ciblent des acteurs du monde des cryptomonnaies ne sont ni isolées, ni spontanées. Elles s’inscrivent dans une logique de prédation organisée, où l’appât du gain justifie les pires violences.
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