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Hommage à Aurélie Fouquet, policière tuée en 2010 : Bruno Retailleau et Nicolas Sarkozy réunis à Villiers-sur-Marne

·La rédaction ⏱ 3 min
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Villiers-sur-Marne, 20 mai 2025 — Quinze ans après la mort tragique d’Aurélie Fouquet, une cérémonie d’hommage empreinte d’émotion et de solennité s’est tenue ce mardi dans la commune de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

Le 20 mai 2010, la jeune policière municipale de 26 ans était tuée dans une fusillade d’une rare violence sur l’autoroute A4. Ce jour-là, un commando lourdement armé tentait d’attaquer un fourgon blindé. Interceptés par la police nationale, les braqueurs prenaient la fuite, déclenchant une course-poursuite marquée par des échanges de tirs nourris.

En renfort, une voiture de la police municipale transportant Aurélie Fouquet et un collègue arrivait sur les lieux. La jeune femme était mortellement touchée par une rafale de Kalachnikov, devenant la première policière municipale tuée en service. En 2018, Rédoine Faïd, figure centrale du grand banditisme, a été condamné à 25 ans de réclusion pour avoir organisé l’attaque.

Un hommage marqué par le recueillement et la fidélité

Dans son discours, Bruno Retailleau a salué la mémoire de la policière avec gravité :


« Cette dette, c’est d’abord celle de la fidélité, à sa mémoire, à son exemple. Les années passent, mais l’exemple d’Aurélie demeure. Alertée par ses collègues, elle s’était avancée, sans reculer face aux tirs furieux. Elle incarnait le sens du devoir, l’esprit du sacrifice. »

Le ministre a également tenu à rappeler la douleur toujours vive de ses proches, notamment de son fils, Alexis, aujourd’hui âgé de 16 ans :

« Il a grandi sans sa mère, loin d’elle. Et pourtant, son souvenir est intact, porté par ceux qui l’aimaient et l’aiment encore. »

Le retour public de Nicolas Sarkozy

Pour la première fois depuis son placement sous régime de libération conditionnelle, Nicolas Sarkozy a fait une apparition publique. L’ancien président, visiblement ému, a justifié sa présence par un lien personnel fort avec la famille de la victime :

« J’ai choisi de rompre le silence médiatique que je m’étais imposé pour une seule raison : Aurélie et sa famille. »

Se tournant vers les proches d’Aurélie Fouquet, il a confessé :

« Je me suis senti responsable de la mort de votre fille, de ta mère. Le 20 mai 2010, je vous ai pris dans mes bras, et je ne vous ai jamais oubliés. »

S’adressant directement à Alexis, il a poursuivi avec émotion :

« Tu es devenu un homme. Et je voulais que tu saches que nous n’avons pas oublié ta mère. Si je n’étais pas venu, j’aurais vécu cela comme un abandon. »

L’ancien chef de l’État a conclu en affirmant que la politique ne devait jamais être coupée de l’humanité :

« La politique, ce n’est pas qu’une affaire de programme. C’est aussi une affaire de fidélité à ceux avec qui on a partagé la souffrance. »

Une mémoire qui perdure

Quinze ans après les faits, le nom d’Aurélie Fouquet reste gravé dans la mémoire collective comme celui d’une femme engagée, courageuse, tombée pour avoir voulu protéger les autres. La cérémonie de ce mardi rappelle que derrière les uniformes, il y a des vies, des familles, et un devoir de mémoire inaltérable.


Aurélie Fouquet, 1984–2010. Morte en service, jamais oubliée.

La rédaction

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