Bijoux dans le slip, il parvient à s’enfuir du commissariat de Caen
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn homme de 28 ans a été condamné ce vendredi 16 mai 2025 à huit mois de prison ferme par le tribunal judiciaire de Caen, après une série de faits marquants ayant débuté par un cambriolage de pavillon dans la capitale bas-normande.
Un vol repéré par le voisinage
Les faits remontent au mercredi 14 mai. À Caen, dans un quartier résidentiel, des voisins alertent les forces de l’ordre après avoir vu un individu sauter par-dessus une haie et ressortir quelques minutes plus tard, les bras chargés de six boîtes à chaussures. Dans le même laps de temps, des bruits de verre brisé sont entendus, laissant soupçonner une effraction à l’intérieur du cabanon de jardin du pavillon ciblé.
Un comportement « à la limite de la folie furieuse »
Arrêté sur le champ par la police, l’homme se montre immédiatement instable. Titubant, visiblement surexcité, il va jusqu’à se donner des coups de tête contre la voiture de police. La suite en garde à vue confirme son agitation : il urine dans sa cellule, se roule dedans, frappe la porte pendant des heures, forçant les agents à le déplacer dans une autre cellule. Un comportement que les policiers décrivent comme étant « à la limite de la folie furieuse ».
Évasion en plein commissariat
Le lendemain matin, alors qu’il est entendu au commissariat de Caen, situé non loin du supermarché Leclerc Lefranc, le prévenu parvient à s’échapper relate Actu.fr. Profitant d’une porte restée ouverte, il bouscule son interprète et prend la fuite. Il sera rattrapé vingt minutes plus tard après une course-poursuite à travers plusieurs jardins et murets du quartier.
Des antécédents récents aux Rives de l’Orne
L’homme n’en est pas à son coup d’essai. Dix jours plus tôt, le 3 mai, il avait déjà été interpellé pour des vols dans deux magasins du centre commercial Les Rives de l’Orne. Un agent de sécurité du magasin New Yorker l’avait surpris en possession de deux paires de chaussettes et d’un sac. Les policiers découvriront par la suite des bijoux cachés dans son sous-vêtement, issus d’un autre magasin voisin. Là encore, l’interpellation avait été mouvementée, nécessitant l’intervention de deux policiers et trois agents de sécurité pour le maîtriser.
« C’est son double maléfique qui agit »
Face au tribunal, le prévenu peine à expliquer ses gestes. « Je suis entré dans cette maison par erreur, je n’avais pas l’intention de voler. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je n’étais pas conscient », déclare-t-il. Concernant les vols en magasin, il avance : « J’ai pris ces objets mais je ne sais pas pourquoi. » Des propos confus, d’autant plus préoccupants pour le procureur qui mentionne deux identités différentes retrouvées dans le fichier des empreintes.
Originaire d’Algérie, sans papiers ni domicile fixe, le jeune homme vit à Caen depuis deux ans et demi. Le procès initialement prévu en janvier 2026 pour les faits des Rives de l’Orne a été joint à sa comparution immédiate.
Une peine de huit mois et une interdiction du territoire
Le procureur avait requis 12 mois de prison ferme pour l’ensemble des faits, évoquant une inquiétante instabilité. L’avocat de la défense, lui, a tenté de relativiser : « Ce sont des faits mineurs, pour un préjudice total d’environ 60 euros et une évasion de 25 minutes. Mon client a un casier vierge. »
Le tribunal a tranché : huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt, assortis d’une interdiction du territoire français pendant trois ans.