Violente bagarre en plein procès à Bordeaux : Des policiers blessés
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne scène d’une violence inouïe a éclaté ce lundi soir au sein même de la Cour d’assises de la Gironde, en plein procès pour la mort de Lionel Sess. À l’issue de la première journée d’audience, une violente bagarre a opposé des membres des familles et proches des deux parties, semant la stupeur dans le tribunal et provoquant l’intervention musclée des forces de l’ordre.
Il est 19h05 lorsque la présidente de la cour, Marie-Noëlle Billaud, suspend l’audience. Alors que les accusés quittent le box, certains adressent des signes à leur entourage dans la salle. Un geste immédiatement réprimandé par la présidente : « Vous commencez mal », lâche-t-elle fermement. Quelques minutes plus tard, la tension explose dans le hall du tribunal.
Le chaos s’invite dans la justice
Des cris, puis les premiers coups : une rixe éclate entre les portiques de sécurité, opposant selon plusieurs témoins des personnes originaires du quartier Saint-Louis à celles des Aubiers, dont était originaire Lionel Sess. Rosa Gneba, mère de la victime, en larmes, dénonce la brutalité de la scène : « J’ai été bousculée, les proches de Lionel ont été frappés. Ce n’est pas normal. Depuis le début, on demande que tout se passe dans le calme. »
Des policiers en renfort parviennent à évacuer la foule, mais les violences reprennent de plus belle. Une trentaine d’individus forcent alors l’entrée et reviennent en trombe dans la salle d’audience. « Ils ont continué à attaquer mon client et d’autres personnes, c’était complètement surréaliste. Je n’ai jamais vu ça », témoigne Me Grégoire Mouly, avocat d’un des accusés.
Des policiers blessés, la justice déplore
Sur le parvis du tribunal, les échauffourées se poursuivent, obligeant les forces de l’ordre à utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser les assaillants. Plusieurs fonctionnaires de police ont été blessés dans l’intervention.
Dans un communiqué publié dans la soirée, la Cour d’appel de Bordeaux a condamné fermement ces « incidents graves »et « l’atteinte à la sérénité des débats au sein même d’un lieu de justice ». Le procureur général et la première présidente ont exprimé leur soutien aux policiers blessés et annoncé que « l’audience se poursuivra jusqu’à son terme sous surveillance renforcée ».
Procès de la fusillade des Aubiers : tensions et violences dans la cour d’assises de Bordeaux à l’issue de la première journée d’audience, les proches de Lionel Sess affirment avoir été bousculés par des jeunes venus soutenir les accusés pic.twitter.com/GcvGkiAx3b
— ici Gironde (@ici_gironde) May 12, 2025
Un huis clos en discussion
Face à la gravité des événements, la mise en place d’un huis clos, au moins partiel, est à l’étude pour assurer la sécurité des débats. « L’ambiance est extrêmement tendue. Il va falloir prendre des dispositions. Clairement, il n’y avait pas assez de policiers, sans doute parce que nous ne sommes pas habitués à ce niveau de tension », s’inquiète Me Mouly.
Le procès, qui doit durer onze jours, s’annonce particulièrement sensible. Jusqu’au 23 mai, la Cour devra entendre les témoins et parties civiles dans un climat désormais sous haute surveillance.
← Plus d'actualités PoliceÀ lire également
Issy-les-Moulineaux : une femme poignardée 2 fois pour son sac, un suspect tchadien déjà interpellé 27 fois en garde à vue
Agde : refus d’obtempérer, tirs près du commissariat et trois policiers légèrement blessés
Deux policiers nationaux pris à partie et blessés pendant leur intervention après une agression au couteau place de Milan à Toulouse