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Attaques contre des prisons : 19 suspects incarcérés, deux mineurs placés en centre éducatif fermé. Ce que l’on sait !

·La rédaction ⏱ 2 min
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La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé ce samedi l’incarcération de 19 suspects et le placement de deux mineurs en centre éducatif fermé, dans le cadre de l’enquête sur une vague d’attaques coordonnées visant des établissements pénitentiaires et des agents de l’administration depuis le 13 avril dernier.

Ces interpellations s’inscrivent dans une information judiciaire ouverte vendredi par la Juridiction nationale contre la criminalité organisée (Junalco), en lien avec le parquet national antiterroriste (Pnat), pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits, et tentative de meurtre en bande organisée. Au total, 21 individus, âgés de 15 à 37 ans, ont été mis en examen.

Parmi eux, figure le créateur présumé du premier canal Telegram intitulé Défense des prisonniers français (DDPF), présenté comme le rédacteur du manifeste revendicatif dénonçant les conditions carcérales. Déjà incarcéré pour des faits de droit commun et attendu devant la justice dans une affaire de narcobanditisme marseillais, ce détenu est soupçonné d’être à l’origine des appels à l’action diffusés sur la messagerie cryptée, aujourd’hui fermée.

Le groupe DDPF, inconnu jusqu’alors, a notamment publié des vidéos et proféré des menaces à l’encontre de personnels pénitentiaires. Trois autres individus, identifiés comme de potentiels relais des actions violentes du groupe et eux aussi incarcérés pour grande criminalité, auraient agi comme donneurs d’ordres.

Ils auraient sélectionné des cibles, organisé les attaques et sollicité des exécutants en dehors des prisons, les équipant et les rémunérant.

Les enquêteurs ont mis au jour un mode opératoire rodé : après la diffusion d’un mot d’ordre sur Telegram, des offres d’actions étaient partagées sur les réseaux sociaux, suivies de la mobilisation de volontaires rémunérés pour passer à l’acte. Ce procédé rappelle les pratiques désormais fréquentes des organisations criminelles structurées, selon les autorités.

Les arrestations ont eu lieu entre lundi et mercredi, dans le cadre d’un vaste coup de filet mené sur l’ensemble du territoire national. Trente personnes avaient été interpellées, dont sept ont finalement été relâchées.

La rédaction

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