Saint-Denis : Un adolescent piégé sur Snapchat, agressé et humilié. Forcé à boire son urine…
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe qui devait être une simple rencontre amoureuse s’est transformé en véritable calvaire. Jeudi dernier, un adolescent de 17 ans a été victime d’un guet-apens sordide orchestré via Snapchat.
Attiré sous un faux prétexte à un rendez-vous avec une prétendue jeune fille, il a été pris au piège par trois individus, qui l’ont contraint sous la menace d’un couteau à les suivre dans un immeuble de Saint-Denis, avant de l’agresser et de le filmer dans une scène d’une violence extrême.
Arrivé aux alentours de 16 heures sur les lieux de ce qu’il pensait être un « date », l’adolescent n’a trouvé aucun signe de la jeune fille. À sa place, trois garçons l’attendaient. Selon une source policière confiée au Parisien, l’un d’eux a aussitôt sorti une arme blanche pour le menacer.
Forcé de monter jusqu’au dixième étage d’un immeuble, la victime a ensuite été dépouillée de ses effets personnels et de ses vêtements. Ses agresseurs lui auraient alors fourni d’autres habits, qu’ils lui ont ordonné d’enfiler.
Ce n’était que le début d’un supplice particulièrement cruel. Roué de coups – à mains nues, à coups de pieds et de poings – le jeune homme a été filmé en pleine agression. Les images ont été diffusées en direct sur les réseaux sociaux dans ce qui s’apparente à un acte de « happy slapping », une pratique consistant à filmer des agressions pour en tirer un effet viral et humiliant.
Mais l’humiliation est allée encore plus loin. Selon la même source policière, les agresseurs ont contraint la victime à boire de l’urine contenue dans une bouteille. Ce dernier acte d’une rare cruauté aurait marqué la fin du calvaire. Il était alors environ 21h45 lorsqu’un signalement a permis aux forces de l’ordre d’intervenir.
Très choqué mais conscient, l’adolescent n’a pas été hospitalisé, bien qu’il présentait de nombreuses blessures, notamment au niveau de l’œil droit et sur l’ensemble du corps, indique le parquet de Bobigny.
Une enquête a été immédiatement ouverte pour « violences en réunion et actes de torture et de barbarie ». Elle a été confiée aux enquêteurs de la sûreté départementale de Saint-Denis. Les trois auteurs présumés sont activement recherchés. Aucune interpellation n’avait été réalisée ce lundi, selon les autorités judiciaires.
