Courbevoie : Le chef d’établissement trouve la mort après une chute depuis le bâtiment scolaire
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn drame d’une rare intensité s’est noué ce mardi après-midi au collège Les Renardières à Courbevoie. Le chef de l’établissement a trouvé la mort après une chute depuis le bâtiment scolaire. Les circonstances restent floues, mais l’émotion est immense.
C’est un après-midi que parents, élèves et personnels du collège Les Renardières n’oublieront pas de sitôt. Peu avant la récréation, vers 14h25, le chef d’établissement a chuté depuis une hauteur dans l’enceinte du collège. À l’arrivée des secours, l’homme était en arrêt cardiorespiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, il a succombé à ses blessures. Son décès a été confirmé par l’arrivée de l’unité médico-judiciaire de Garches, peu avant 16 heures relate Le Parisien.
En attendant l’intervention des secours, les élèves ont été confinés à l’intérieur de l’établissement, plongés dans une atmosphère lourde et angoissante. Devant les grilles du collège, l’inquiétude est montée d’un cran parmi les parents d’élèves, alertés via l’application scolaire Pronote.
« Ce n’est pas possible, pas Monsieur M. », répètent, bouleversées, plusieurs mères de famille. Décrit comme « affable », « souriant » et « toujours disponible », le chef d’établissement avait pris ses fonctions à Courbevoie il y a deux ou trois ans, après un passage au collège Théophile-Gautier de Neuilly-sur-Seine. Il résidait sur place, dans un logement de fonction situé dans les bâtiments de l’école. Il était aussi connu pour se promener avec son imposant chien blanc.
Selon plusieurs témoignages d’élèves, c’est depuis ce logement qu’il aurait chuté. Une mère de famille, affirmant tenir ses informations de son fils, parle d’un geste volontaire : « Il a sauté devant les élèves. » Une hypothèse que d’autres parents tempèrent. « Un suicide ? J’ai du mal à y croire, cela ne lui ressemble pas », confie une autre. Une autre mère ajoute, la voix nouée : « Mon fils a vu le corps au sol. Il se dit que certains l’ont vu tomber. »
L’émotion est partagée par d’anciens élèves. « C’était un mec bien », témoigne un lycéen. « C’est grâce à lui que j’ai pu aller à Painlevé. Sinon, c’était Nanterre direct. »
Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances précises du drame, une cellule psychologique a été rapidement mise en place pour les élèves et le personnel. Vers 16h30, les collégiens ont commencé à sortir par le gymnase, au compte-goutte, sous les yeux soulagés de leurs familles. Seuls les témoins directs de la scène ont été maintenus à l’intérieur pour être entendus.
Un pompier et un agent municipal ont tenté de rassurer les parents : « Il n’y a pas de souci concernant les enfants. » Mais beaucoup restent sous le choc. « Comment en être sûr, avec autant de policiers ? » murmure une mère.
En cette fin de journée, une certitude s’impose : l’établissement est en deuil, et toute la communauté scolaire reste abasourdie par la perte brutale de l’un des siens.
