Drame dans un jardin public de Saint-Omer : Un jeune homme poignardé à mort, un suspect en garde à vue
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn meurtre d’une rare violence s’est déroulé à Saint-Omer, dans les Hauts-de-France, dans la nuit du 21 au 22 avril. Un jeune homme a été tué de plusieurs coups de couteau dans le jardin public, un lieu pourtant réputé calme, situé au cœur de la ville.
Peu avant minuit, un individu s’est présenté de lui-même au commissariat de Saint-Omer. Selon une source policière citée par l’Agence France-Presse, ce jeune homme, de nationalité afghane et majeur, a déclaré avoir poignardé quelqu’un dans un parc. Comme le relate La Voix-du-Nord, immédiatement conduites sur les lieux par l’auteur présumé, les forces de l’ordre découvrent un corps gisant à proximité de la mare aux canards, dans l’enceinte du jardin public.
Les pompiers de Saint-Omer, alertés en urgence, arrivent rapidement sur place, suivis d’un médecin du SMUR. Malgré leurs efforts, la victime est déclarée morte peu après minuit. Une substitut du procureur s’est également rendue sur place dans les premières heures de l’enquête.
Une rixe au sein d’un foyer pour jeunes travailleurs ?
Le procureur de la République de Saint-Omer, Mehdi Benbouzid, a précisé que l’enquête s’oriente vers un « différend personnel au sein du foyer de jeunes travailleurs », situé à quelques mètres du jardin public, comme éventuel point de départ du drame. L’auteur présumé des faits, inconnu des services de police jusqu’à présent, a été placé en garde à vue.
La victime, elle aussi afghane et à peine majeure selon les premiers éléments, présentait de nombreuses plaies au thorax et à la jambe. L’arme du crime, un couteau brisé en plusieurs morceaux, a été retrouvée près du corps. Une autopsie est prévue dans l’après-midi afin de préciser les circonstances exactes de la mort.
Une enquête en cours, un lieu sous le choc
La police technique et scientifique a bouclé les lieux jusqu’en milieu de matinée pour effectuer les constatations nécessaires. La garde à vue du suspect, d’une durée maximale de 48 heures, pourrait déboucher sur une mise en examen, selon les premières conclusions de l’enquête et ses déclarations. Le parquet n’exclut pas le placement en détention provisoire du suspect.
Le jardin public, fréquenté aussi bien de jour que de nuit, est habituellement surveillé. « Il y a des patrouilles chaque soir », a rappelé Frédéric Sablon, premier adjoint au maire de Saint-Omer en charge de la sécurité. Ces rondes sont assurées par la police nationale, assistée des policiers municipaux en journée.
Si ce type de drame est rare dans ce lieu emblématique de la ville, il ravive toutefois le souvenir d’épisodes sombres : en juillet 2014, une jeune fille de 18 ans avait été violée par un Tchadien de 17 ans et une tentative de viol était survenue en novembre de la même année. Depuis, le jardin public n’avait plus été le théâtre d’incidents aussi graves.
L’enquête, désormais entre les mains de la police judiciaire, devra faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette nuit tragique.