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Montigny-lès-Metz : Un homme menace de décapitater des femmes dans un parc, il est relaxé pour vice de forme

·La rédaction ⏱ 2 min
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Alors qu’il était poursuivi pour des faits graves commis au Jardin botanique, un ressortissant kosovar a été relaxé ce vendredi à Metz, en raison d’un vice de procédure. Il n’échappe toutefois pas à une sanction administrative.

L’affaire a de quoi surprendre. Ce vendredi, au tribunal judiciaire de Metz, un ressortissant kosovar de 49 ans, au casier judiciaire déjà bien fourni (10 mentions), a comparu pour des faits de menaces de mort en récidive, violences en état d’ivresse et outrages à agent. Pourtant, comme le relate Le Républicain Lorrain, au terme de l’audience, il a été relaxé de la majorité des chefs d’accusation.

Les faits remontent à mercredi après-midi, dans le paisible Jardin botanique, situé sur la commune de Montigny-lès-Metz. En pleine journée, sous un soleil printanier, l’homme aurait menacé une femme de décapitation, tout en criant des « Allah Akbar » selon plusieurs témoins. Un peu plus tard, il aurait intimidé une autre promeneuse en exhibant un petit couteau (lame de 6 cm) dissimulé dans sa sacoche.

Sous l’effet de l’alcool — près de 2 grammes dans le sang —, il est interpellé peu après dans une rue voisine. Loin d’être calmé, il s’en serait pris verbalement à une policière municipale, proférant à son encontre des insultes à caractère homophobe.

Mais ce qui aurait pu donner lieu à une condamnation ferme a finalement tourné à l’avantage du prévenu. Me Elliot Hellenbrand, avocat de la défense, a soulevé un vice de procédure majeur : durant la garde à vue et l’examen psychiatrique, aucun interprète n’a été mis à disposition de son client, pourtant non-francophone. Une irrégularité qui invalide une grande partie de la procédure.

Le tribunal a donc prononcé la relaxe pour les chefs de menace, violence et outrage. L’homme a toutefois été condamné à 140 heures de travail d’intérêt général (TIG) pour port d’arme sans motif légitime — en l’occurrence, le fameux canif.

S’il échappe à la sanction pénale, il ne peut éviter la mesure administrative. Pendant sa garde à vue, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) lui a été signifiée par le préfet. À l’issue de l’audience, il a été transféré sous escorte au centre de rétention administrative de Queuleu, en attendant son éventuel renvoi vers son pays d’origine.

La rédaction

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