Matinée sous tension dans une agence d’intérim de Sens : Un intérimaire menace les policiers avec une arme
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn intérimaire de 29 ans a été placé en garde à vue ce vendredi 11 avril 2025, à Sens, après avoir semé la panique dans une agence d’intérim du boulevard du Pont-Neuf. Mécontent de la gestion de son dossier, l’homme s’est emporté violemment contre les employées de l’agence, allant jusqu’à menacer les policiers avec une arme… qui s’est révélée être une réplique.
Les faits se sont déroulés peu après l’ouverture de l’agence. Comme le relate L’Yonne Républicaine, l’homme, connu du personnel pour son comportement agressif lors de précédentes visites, s’est présenté une nouvelle fois en début de matinée. La responsable raconte dans le quotidien régional :
« Il est passé devant moi et est allé dans le bureau. Il m’a fait signe de venir. Je lui ai dit que c’était moi qui convoquais, pas lui. »
La tension est montée d’un cran lorsque l’homme a saisi une collaboratrice par le bras. Les employées, inquiètes, ont immédiatement alerté la police.
À leur arrivée, les agents ont tenté d’apaiser la situation. Mais alors qu’ils invitaient l’individu à quitter les lieux, celui-ci est retourné à son véhicule, en a sorti une arme et l’a braquée sur l’un des policiers. Un geste qui aurait pu virer au drame.
« Il avait un regard… On voyait la haine dans ses yeux. C’était flippant », confie une collaboratrice encore sous le choc.
Heureusement, les forces de l’ordre ont fait preuve d’un sang-froid remarquable et sont parvenues à le désarmer sans utiliser leurs armes. L’objet brandi par l’homme s’est avéré être un pistolet airsoft, une réplique à air comprimé très réaliste. Une information que les policiers ignoraient sur le moment.
L’homme a été interpellé et placé en garde à vue pour outrage et menace avec arme. Vers 16 heures, il s’y trouvait toujours, tandis que l’agence d’intérim a décidé de porter plainte. Le parquet de Sens, contacté, n’a pas encore communiqué sur les suites judiciaires à venir.
La responsable de l’agence déplore une escalade de violence : « Il était déjà venu il y a un mois. Il avait tapé sur son CV en criant qu’on n’en avait rien à faire de lui. La semaine dernière encore, il est revenu. Nous lui avons dit que, vu son comportement, on ne pouvait pas le faire travailler. Il était resté sans voix. »
Désormais, le personnel reste profondément marqué par l’incident. Une angoisse palpable s’est installée : « On se demande ce qui va se passer si on le recroise dans la rue, avec nos enfants… »
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