Un gendarme percuté par un chauffard raconte son instinct de survie
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 25 août 2022, lors d’une intervention à Vidaillat, dans la Creuse, le chef d’escadron Dominique Lascombes a été grièvement percuté par un véhicule en fuite. Aujourd’hui en poste à Périgueux, il revient pour Sud-Ouest sur cet événement qui aurait pu lui coûter la vie.
Une intervention qui tourne au drame
Ce jour-là, les gendarmes étaient mobilisés pour constater un élevage illégal de chiens appartenant au Britannique Robert Hendy-Freegard, un escroc notoire s’étant fait passer pour un agent secret.
Alors que les forces de l’ordre procèdent à l’évacuation des animaux, Hendy-Freegard revient sur place. Sommé de se rendre à la brigade, il décide de prendre la fuite en fonçant sur les gendarmes.
Deux militaires sont percutés : une gendarme projetée par l’aile du véhicule et Dominique Lascombes, frappé de plein fouet sur le flanc gauche. Il bascule sur la voiture, sa tête s’encastrant dans le pare-brise.
Un réflexe salvateur
Malgré le choc, l’officier ne perd pas connaissance. « Mon instinct de survie, mon réflexe, c’est que je dois sauter », témoigne-t-il. « Par miracle, je retombe sur un côté herbeux. Quelques mètres plus loin, il y avait un poteau et des voitures garées. Je ne serais peut-être pas là pour en parler. »
Sous l’effet de l’adrénaline, le gendarme tente d’organiser les secours et de poursuivre l’intervention. Il lui faut l’intervention d’une collègue pour réaliser l’ampleur de ses blessures. « J’avais des éclats de verre partout, une fracture ouverte du nez, des douleurs au bassin et à la cheville. »
Si les examens médicaux s’avèrent rassurants, le chemin de la reconstruction, lui, sera plus psychologique que physique. Aujourd’hui, Dominique Lascombes porte encore les stigmates de cet épisode mais continue son engagement au sein de la gendarmerie.
Quant à Robert Hendy-Freegard, il a été arrêté quelques jours plus tard en Belgique et remis aux autorités françaises pour répondre de ses actes.