Oise : Les gendarmes interviennent chez un ancien détenu pour des armes de guerre et découvrent 500 images pédopornographiques
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirChristophe R. n’en est pas à son premier procès. En 2019, il avait déjà été condamné à huit ans de prison pour des faits d’agressions sexuelles sur mineur. Jugé ce mercredi en comparution immédiate, il devait répondre de « détention d’armes de guerre », « tentative de cession de matériel de guerre » et « consultation de sites mettant en scène des images et des représentations pornographiques de mineurs ».
Face aux juges, le prévenu tente de se justifier. Concernant les armes, il affirme être un simple « collectionneur » et un ancien « tireur sportif ». Comme le relate Le Parisien, quant aux grenades, il assure qu’elles sont « dépourvues d’explosifs » et relèvent du souvenir historique. Il prétend également ne pas avoir été informé des modifications législatives interdisant la vente de ce type de matériel.
Sur les accusations de consultation de sites pédopornographiques, son discours est plus maladroit. « Je n’ai fait que consulter, c’est moins grave qu’une agression », lâche-t-il face au tribunal. Interrogé sur son suivi psychologique, il concède qu’il « n’en est pas encore là » et se justifie par un parcours de soin en détention « haché ».
Une justice inflexible face à la récidive
La procureure a rappelé la gravité des faits, soulignant que « quelques jours seulement après sa sortie de prison, le prévenu commettait de nouvelles infractions ». Elle décrit un homme « rancunier, colérique et impulsif », dont « l’absence de remords et la dangerosité sont accentuées par la présence d’armes ». Elle requiert trois ans de prison ferme avec maintien en détention et une inscription au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles).
Le tribunal suit ces réquisitions et interdit également au prévenu de détenir une arme pendant dix ans et d’exercer un métier en contact avec des mineurs. Lorsqu’on lui donne la parole une dernière fois, Christophe R. demande simplement à « se soigner dehors ». Une requête restée sans effet : il a été reconduit en prison.