Païta : Affrontements entre les forces de l’ordre et une trentaine d’individus, quatre gendarmes blessés
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe dimanche matin, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à une trentaine de personnes près de la route du sanatorium, à Païta. La tension était à son comble au col de la Pirogue, entraînant la coupure de la RT1 dans les deux sens pendant une demi-heure. Quatre gendarmes ont été légèrement blessés par des jets de pierres.
Un incident initial avec un couple de motards
Vers 8 h 30, un automobiliste circulant sur la RT1 a témoigné qu’un couple de motards avait été stoppé sur la route par une demi-douzaine de personnes à hauteur de la route du sanatorium. « On a appelé aussitôt les gendarmes », a déclaré cet automobiliste à FranceTVInfo.
L’incident n’était pas isolé. Peu avant cela, un véhicule de la gendarmerie avait déjà été visé par des jets de pierres, heureusement esquivés. Face à cette escalade de violence, des renforts ont été dépêchés sur place.
Affrontements avec les forces de l’ordre
Selon le commandant de la gendarmerie Nicolas Matthéos, « quinze à trente jeunes alcoolisés et violents » sont à l’origine des heurts.
« Grâce à la réactivité de la gendarmerie mobile, la situation a été rapidement sous contrôle. Nous avons réussi à repousser ces jeunes qui avaient pris possession de la chaussée », a-t-il déclaré tout en reconnaissant que l’opération fut difficile.
Les forces de l’ordre ont eu recours à des lanceurs de balles de défense (LBD) et à des grenades lacrymogènes pour disperser les assaillants vers la tribu de Saint-Laurent et sécuriser la voie de circulation. Durant ces affrontements, quatre gendarmes ont subi des blessures légères.
Une route temporairement fermée et des discussions en cours
La RT1 a été coupée à la circulation jusqu’à 10 h 30. À la mi-journée, un peloton de gendarmerie était encore déployé le long du col de la Pirogue pour garantir la sécurité de cet axe stratégique reliant Nouméa à l’aéroport de Tontouta.
Le général Nicolas Matthéos a assuré que des contacts étaient en cours avec les autorités coutumières de la tribu ainsi qu’avec le président de l’aire coutumière. « Ils font le nécessaire pour ramener le calme et nous aider à identifier les jeunes impliqués, qui devront répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il conclu.