Accusé de violences sexuelles, Franck Gastambide dénonce une campagne de calomnies
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirL’acteur et réalisateur Franck Gastambide est la nouvelle cible d’une enquête de Médiapart. Le site d’investigation a publié un article dans lequel six femmes, dont trois de ses anciennes compagnes, l’accusent de violences sexuelles, physiques et psychologiques.
Face à ces graves allégations, Franck Gastambide a décidé de réagir immédiatement, dénonçant une campagne de calomnies orchestrée par une de ses ex-compagnes.
Dans une déclaration, il affirme que ces accusations sont motivées par « les mensonges et la malveillance » et qu’il subit depuis plusieurs années des menaces et du harcèlement. Selon lui, Médiapart aurait mené une enquête à charge en scrutant son passé jusqu’à dix-sept ans en arrière et en interrogeant uniquement des personnes susceptibles de ternir son image.
« Pendant près de deux ans, ces journalistes ont fouillé ma vie et mon passé, cherchant à interroger quiconque aurait quelque chose de négatif à dire sur moi, tout en laissant une rumeur infondée se propager », a-t-il déclaré. « De mon côté, je sais qui me veut du mal, alors je me suis préparé. »
L’acteur a pris l’initiative de se rendre lui-même dans les bureaux de Médiapart, muni d’un dossier volumineux de preuves. « Je me suis moi-même rendu chez Médiapart, seul, mais avec un dossier d’une centaine de pages sous le bras. J’ai passé cinq heures dans leurs bureaux à répondre aux questions de deux journalistes et, surtout, à leur expliquer la véritable réalité des faits, preuves à l’appui. »
Selon lui, ce dossier comprenait « plusieurs dizaines de constats d’huissier de justice, de textos, de mails, de notes vocales et de nombreuses attestations de témoins » qui prouveraient qu’il est lui-même victime de menaces et de harcèlement. Franck Gastambide affirme que ces éléments attestent des menaces de mort et des insultes qu’il aurait reçues, ainsi que des témoignages de proches soulignant l’emprise qu’il aurait subie.
« Pendant plus d’un an, cette enquête a permis à un flot de rumeurs infondées de s’installer, des rumeurs bien plus graves que le contenu de l’article lui-même », regrette-t-il. Il estime que les journalistes ont consacré « plusieurs mois à chercher des éléments à lui reprocher, mais seulement quelques jours à s’intéresser à la contradiction ».
S’il reconnaît certaines « maladresses » du passé, il rejette fermement les accusations formulées contre lui : « J’ai volontiers reconnu certaines maladresses, parfois vieilles de près de dix ans, mais je n’ai pas pu reconnaître des faits dont je n’ai aucun souvenir. »
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— Franck Gastambide (@FGastambide) February 21, 2025
Cette affaire soulève une fois de plus la question du traitement médiatique des accusations de violences sexuelles et du respect de la présomption d’innocence. L’enquête de Médiapart et la réaction de Franck Gastambide risquent d’alimenter un vif débat dans les prochains jours.