Doubs : Le père de famille violait ses filles sous soumission chimique
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn homme de 42 ans a été condamné ce mardi 11 février à 15 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle du Doubs pour avoir violé ses propres filles jumelles, la plupart du temps sous soumission chimique.
Les faits se sont déroulés entre 2021 et 2023 pour l’une des victimes et entre 2022 et 2023 pour l’autre, alors que les jeunes femmes étaient âgées de 18 et 19 ans. Comme le relate Le Parisien, selon l’accusation, le père administrait des « somnifères » et des « anxiolytiques » à ses filles pour les rendre inconscientes de ce qu’elles subissaient.
Une révélation bouleversante grâce à un détenu
L’affaire a été révélée en 2023 d’une manière inattendue. L’une des jumelles, en jouant en ligne, est entrée en contact avec un détenu incarcéré à la prison d’Avignon. Au fil des conversations, elle a trouvé le courage de lui confier les abus qu’elle subissait. Le prisonnier lui a alors suggéré de récupérer des preuves tangibles des viols, à savoir le sperme de son père.
Déterminée à mettre fin à l’horreur, elle a suivi son conseil en mai 2023. Elle a dissimulé un flacon dans les toilettes avant de proposer de « prendre la place de sa sœur ». Une fois l’acte commis par son père, elle s’est enfuie avec un bocal contenant le sperme de son géniteur et s’est rendue à Marseille. C’est l’épouse du détenu qui l’a accompagnée au commissariat pour déposer plainte.
Un « pervers narcissique » sous emprise totale
Lors du procès qui s’est tenu à Besançon, l’avocate générale Margareth Parietti a requis la peine maximale encourue pour « viols par ascendant ». Elle a décrit l’accusé comme un « pervers narcissique » ayant « mis tout le monde sous contrôle », y compris son ex-épouse, la mère des jumelles, qui avait quitté le domicile familial en 2009.
Selon le journal L’Est Républicain, l’accusé a exprimé lors de l’audience sa « profonde honte » et ses « regrets ». La cour criminelle du Doubs a suivi les réquisitions du parquet, condamnant le père à 15 ans de réclusion criminelle.