Mort d’un motard et de sa passagère après une course-poursuite : un gendarme mis en examen pour homicide involontaire
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn mois après l’accident tragique survenu sur l’autoroute A 709 entre Montpellier et Nîmes, le gendarme qui conduisait la Renault Alpine lors de la poursuite a été mis en examen pour homicide involontaire.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a coûté la vie à un motard et à sa passagère.
Un drame sur l’autoroute A 709
Les faits remontent au 21 décembre 2024. Ce soir-là, aux alentours de 22 h 30, un motard circulait à 139 km/h au lieu des 90 km/h autorisés après le péage de Saint-Jean-de-Védas, dans l’Hérault. Une Renault Alpine de la gendarmerie a alors engagé une course-poursuite afin d’intercepter le véhicule.
Alors que la poursuite se poursuivait à proximité de la sortie Vendargues/Baillargues, sur la commune de Saint-Aunès, un accident s’est produit. Dans un premier temps, le parquet de Montpellier avait indiqué que l’Alpine avait percuté la moto, entraînant sa chute mortelle.
Toutefois, cette thèse a rapidement été écartée après investigations : le gendarme aurait en réalité percuté un autre véhicule, qui à son tour est entré en collision avec la moto.
Deux morts et plusieurs blessés
Le motard, âgé de 30 ans et circulant sans permis ni assurance, ainsi que sa passagère de 17 ans, ont été tués sur le coup. Le carambolage a également impliqué plusieurs autres véhicules, faisant cinq blessés, dont deux militaires à bord de la Renault Alpine.
Un gendarme mis en examen
Un peu plus d’un mois après les faits, le conducteur de la Renault Alpine a été mis en examen pour homicide involontaire. L’enquête en cours vise à faire toute la lumière sur les responsabilités dans cet accident et à comprendre les conditions exactes dans lesquelles la course-poursuite s’est déroulée.
Les conclusions définitives de l’enquête permettront de préciser les responsabilités de chacun dans cet accident aux lourdes conséquences.