Lynchage d’un policier dans le Val-d’Oise : jusqu’à 12 ans de réclusion criminelle
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirTrois hommes ont été condamnés ce samedi par la cour d’assises des mineurs de Pontoise à des peines de prison allant de 8 à 12 ans pour le lynchage violent d’un policier hors service en 2021.
Reconnu coupable de tentative d’homicide sur une personne dépositaire de l’autorité publique, le principal agresseur, mineur au moment des faits, a écopé de 12 ans de réclusion criminelle.
Une agression d’une extrême violence
Le 2 novembre 2021, un policier de 26 ans, en poste à la Brigade des réseaux franciliens (BRF), rentrait chez lui à bord de la ligne H du Transilien en compagnie d’un collègue. Sur le trajet, les deux agents remarquent un groupe de quatre jeunes hommes chahutant dans la rame. L’un d’eux, alors âgé de 17 ans, est fortement alcoolisé, comme ses comparses.
Après la descente du collègue du policier, les quatre jeunes s’approchent de lui. Le déchaînement de violence commence alors : frappes répétées, étranglement et insultes. Le fonctionnaire, bien que se déclarant policier et exhibant son passe Navigo siglé « Police nationale », subit un véritable calvaire. Tabassé pendant six longues minutes, il est étranglé à terre jusqu’à frôler l’évanouissement comme le relate France Bleu.
C’est finalement l’intervention d’un passager qui met fin à l’agression, évitant un étranglement potentiellement mortel. Les enquêteurs ont relevé que le principal agresseur avait porté 18 coups au visage et au corps du policier.
Des séquelles physiques et psychologiques
Le policier, victime d’un traumatisme crânien, d’une fracture du nez et de multiples contusions, souffre également de stress post-traumatique depuis les faits.
Après ce lynchage, la bande a poursuivi une série d’actes délictueux dans le Val-d’Oise, comprenant le racket d’une jeune femme, le vol d’un vélo et une tentative de cambriolage. C’est à l’issue de cette série que les jeunes ont été interpellés.
Des peines inférieures aux réquisitions
Au terme d’un procès à huis clos devant la cour d’assises des mineurs, les peines prononcées sont inférieures aux réquisitions initiales, qui demandaient 10, 12 et 16 ans de réclusion. Le principal agresseur a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle, tandis que ses complices ont écopé respectivement de 10 ans et 8 ans d’emprisonnement.
Un quatrième membre du groupe, âgé de 28 ans et placé sous tutelle, comparaissait pour omission de porter secours. Il a été acquitté.
Ce verdict met un terme judiciaire à une affaire marquée par un déferlement de violence injustifié, laissant des séquelles profondes sur une victime au service de la sécurité publique.